Actualités
Lundi noir pour les transports à Toulouse
8 mars 2010
Les agriculteurs du Sud-Ouest descendent à Toulouse pour protester contre la réforme de la loi sur l’eau. Leur venue, ajoutée à la neige, devrait grandement compliquer la circulation routière sur la ville rose.
ls reviennent ! « Ils », ce sont les agriculteurs, qui sont attendus en nombre ce lundi matin sur les routes toulousaines. Les quelque 2000 tracteurs prévus par les organisateurs ne devraient pas être trop perturbés par la neige. En revanche, ceux-ci devraient causer une joli pagaille sur la rocade.
La FRSEA et les Jeunes Agriculteurs qui appellent à cette manifestation ont programmé deux rassemblements à 9h30 ce lundi. Le premier se fait au MIN, le marché d’intérêt national situé route de Paris ; le second se tiendra à Pinsaguel, à la coopérative Sica Rouquet. Les deux convois doivent ensuite converger vers le centre-ville.
Destination : la préfecture de région vers 13h30, heure à laquelle une délégation doit rencontrer les pouvoirs publics. Les manifestations ont notamment prévu quelques coups d’éclats sur la place Saint-Étienne. La préfecture a mobilisé 200 policiers, à la fois pour encadrer le cortège et pour fluidifier le trafic toulousain et a prévenu les automobilistes dès vendredi via les panneaux lumineux du périphérique. Le retour à la normale est estimé pour le milieu d’après midi.
Les agriculteurs du Sud-Ouest (une deuxième manifestation est attendue dans les Landes) protestent contre le projet de réforme de la loi sur l’eau. Un dispositif qui menacerait entre 5000 et 8000 emplois sur le bassin Adour-Garonne, par la diminution des prélèvements dans la région. Des restrictions inacceptables pour les agriculteurs qui entendent bien se faire entendre ce lundi. C’est leur deuxième expédition toulousaine, depuis le 15 octobre.
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Carburants : la panne sèche ?
20 février 2010
Dans des raffineries et le blocage du dépôt de Toulouse pourraient assécher nos stations-service.
En pleines vacances scolaires d’hiver et à la veille d’un week-end que Bison Futé a vu noir, la France est-elle menacée par une panne sèche de carburants ? Si l’on n’en est pas encore là selon les industriels (lire par ailleurs) et le gouvernement qui se sont voulus hier rassurants, la grève des salariés du pétrolier Total dans six raffineries et 14 dépôts inquiète si elle venait à se prolonger. Une éventualité qu’ont laissé planer en tout cas les salariés de Total qui ont voté jeudi en assemblées générales une « grève illimitée » et l’arrêt total de certaines unités dans six raffineries du groupe dont celle de Dunkerque. C’est de ce dernier site qu’est parti le mouvement national. La raffinerie des Flandres est en effet menacée, de fermeture et ses personnels sont en grève depuis le 12 janvier. Mardi, les salariés grévistes ont envahi les locaux administratifs du site, réclamant la nomination d’un médiateur et l’avancée de la date du CCE, devant décider de leur sort, fixée pour l’instant au 29 mars. Mercredi, le DRH Jean-Christophe Grivot, qui a affirmé que « Total réfléchissait au maintien d’une activité industrielle à Dunkerque » a proposé d’être le médiateur mais l’intersyndicale a refusé.
Hier, le ministre de l’industrie, Christian Estrosi, a contacté le PDG de Total, Christophe de Margerie, avant de le recevoir ce week-end, pour lui demander de « rassurer très rapidement les salariés. » « Il est hors de question en l’état de fermer la raffinerie des Flandres sans projet alternatif, ni évidement d’en fermer aucune autre en France », a expliqué en substance le ministre. Total de son côté a assuré qu’il n’y aurait « aucun licenciement » à Dunkerque (lire ci-dessous).
La grève chez Total – qui approvisionne quasiment une station sur deux – pourrait par ailleurs s’étendre aux sites français d’ExxonMobil.
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Les Chalets. « Coussins » pour freiner
19 février 2010
Dans tous les quartiers où la zone trente est imposée, ces amortisseurs sont installés. Controversés.
Ils sont communément appelés « dos-d’âne », mais le nom est impropre, puisque cette appellation ne concerne que les amortisseurs installés à proximité des écoles. Ceux-là , ce sont les « coussins berlinois » ou encore les « gendarmes couchés ». Ils sont réalisés dans tous les secteurs où la zone trente est imposée, pour inciter le conducteur a lever le pied de l’accélérateur. Au même titre que les pistes cyclables conçues dans les deux sens.
Dans le quartier des Chalets, passé dernièrement en zone trente, ces coussins sont nombreux, disséminés au fil des rues : Claire-Pauilhac, Falguières, de la Concorde, Roquelaine. Des coussins berlinois en caoutchouc rose ou jaune, c’est selon : « Un véritable casse-gueule en cas de pluie, note Claude Galey, président de l’Association des commerçants de la rue de la Concorde. Dernièrement, un passant a glissé face au magasin, on a dû faire intervenir les pompiers ». Il ajoute : « De plus, je n’ai pas l’impression qu’ils dissuadent les automobilistes de ralentir comme peut le faire le vrai amortisseur en goudron. Mais le coût n’est pas le même ».
Contournés par les cyclistes
Évidemment, les plus pénalisés sont les deux-roues : « On est obligé de les contourner, relève Albert. Ce n’est vraiment pas très pratique. De plus, ils ne sont pas assez hauts pour imposer aux voitures un réel ralentissement. Par contre, les suspensions en prennent un coup ».
Les piétons, eux, sont peut-être ceux qui trouvent dans ces « coussin » une vraie utilité : « Les voitures freinent, remarque Suzy, sexagénaire. Cela nous permet, à nous, de traverser plus tranquillement. Même si certains passent outre ». Elle ajoute : « En fait, l’installation de ces coussins me semblerait plus justifiée juste avant le passage clouté pour assurer une vraie sécurité ».
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Alerte météo de niveau 3 maintenue dans le Grand-Sud
12 février 2010
La vigilance orange pour neige et verglas était maintenue vendredi matin dans 11 départements, selon un bulletin de Météo France publié à 06H00.
Elle est maintenue en Côte d’Or, en Saône et Loire, dans l’Allier, l’Ariège, la Creuse, la Haute-Garonne, la Loire, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et le Tarn.
Actuellement, « de faibles chutes de neige affectent le Massif Central et l’est du piémont pyrénéen. Elles sont faibles mais prennent un caractère plus continu », indique Météo France, qui évoque un « épisode neigeux suffisamment notable pour engendrer des difficultés de circulation et perturber certaines activités économiques ».
Cette situation devrait prendre fin pour les régions concernées vendredi à la mi-journée, estime Météo France.
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Auto : le vandalisme gratuit, un fléau qui coûte cher
10 février 2010
Délinquance. Victimes de dégradations, les propriétaires de voiture en sont souvent de leur poche.
Entre 50 et 100 euros. C’est en moyenne ce que les dégradations minimes portées aux véhicules coûtent à leurs propriétaires. Arrachage de rétroviseur, pliage d’essuie-glaces, rayure de la carrosserie, etc. Tous ces actes de vandalisme, souvent gratuits, laissent les victimes bien démunies. Pour au moins deux raisons, les recours auprès des assurances ou en justice restent rares et sans suite : la franchise de l’assurance est plus élevée que le montant du préjudice et l’auteur du délit est presque toujours impuni.
« On voit tous les jours, ou presque, des clients venir pour ces dégradations gratuites », rapporte Pierre Palomera, gérant d’un garage à Matabiau. Ce garagiste a d’ailleurs vu défiler dans ses ateliers de nombreuses victimes ces derniers temps. « Il y a 10 jours, des voitures ont été vandalisées dans un parking à proximité du garage », commente-t-il.
« il n’y a aucun intérêt à le déclarer »
Concernant les fautifs, difficile de les pointer du doigt : « C’est surtout du vandalisme gratuit commis par des personnes alcoolisées, mais ça peut aussi être des automobilistes étourdis qui sont légèrement sortis de leur trajectoire. C’est difficile de faire le tri », estime Pierre Palomera. Pour le client, le résultat est le même : l’auteur reste souvent introuvable. Et c’est à lui qu’on demande de payer l’addition. Une addition pas forcément salée, mais plutôt amère, tant la victime peut se sentir lésée dans l’affaire. « Il n’y a aucun intérêt à déclarer ces dégradations », estime Bruno Quentin, président départemental des syndicats d’agents d’assurances, et gérant d’une agence sur Toulouse depuis quarante-cinq ans. « Même avec une garantie tout risque, le coût de la franchise est supérieur à celui de la dégradation, poursuit l’assureur. Le temps et l’argent dépensés découragent régulièrement la victime, qui ne déclare pas le sinistre. » Il arrive même que ces victimes ne signalent pas l’acte de vandalisme auprès de la gendarmerie ou de la police. Il devient alors difficile de quantifier ces actes gratuits, qui « polluent la vie des gens » selon Bruno Quentin. « Ce vandalisme existe, il est même fréquent, mais nous ne pouvons pas dire qu’il est plus élevé qu’il y a quelques années », poursuit l’assureur. Une récurrence, donc, mais pas de recrudescence.
Pour le garagiste Pierre Palomera, « le rétroviseur arrive en tête » du palmarès du vandalisme arbitraire. Moins de 50 euros et quelques heures de réparation, et l’affaire est entendue. Du côté de Bruno Quentin, on évoque l’exotisme avec « le taggage à l’acide de batterie, qui entame la surface des pare-brise et oblige à le changer. » La méthode évolue, mais le mal reste le même : ce vandalisme gratuit n’est pas donné.
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La RN 124 déroule son nouveau look en quatre voies
10 février 2010
Aménagement. Les engins de chantier se sont remis en action entre Auch et Aubiet.
Le tronçon Auch-Aubiet, 8,5 kilomètres de deux fois deux voies, est en plein chantier. « Tout devrait être terminé début ou courant 2012 », explique un technicien de la Direction régionale de l’équipement, de l’agriculture et du logement (DREAL). Depuis quelques semaines les engins de terrassement ont repris leur ronde, déplaçant des centaines de mètres cubes de terres et de matériaux.
« Le plan de relance de 4 millions d’euros nous a permis de redémarrer le chantier sur la partie du tracé neuf, entre le giratoire de Saint-Cricq et la portion actuellement en trois voies », poursuit le technicien. Rappelons que sur cette partie les deux ouvrages d’art nécessaires pour la construction de la chaussée avaient été réalisés il y a quelques années. Avant de se lancer dans l’élargissement, du tronçon à trois voies, au gabarit de la nouvelle liaison, il convient de mener à bien quelques aménagements obligés, comme les raccordement des routes de Roquetaillade et Marsan, avec la voie de substitution. Ils se font par des passages souterrains. Il faut également relier deux exploitations.
Viendront ensuite le temps des ouvrages hydrauliques, notamment le ruisseau de Leboulin. Il faut également réaliser l’élargissement des constructions franchissant les obstacles sur le tracé conservé de l’actuelle trois voies.
Au total le chantier nécessitera 40 millions d’euros, incluant les 4 millions du plan de relance. Lors de la présentation des travaux restant à faire pour une liaison rapide et complète avec Toulouse, Martin Malvy, président dent du conseil régional et Philippe Martin, président du conseil général avaient annoncé l’achèvement de ces 8,5 kilomètres pour le courant 2 012.
Il reste à réaliser quelques raccordements avec l’itinéraire de substitution avant de mettre tous les moyens techniques dans la liaison Auch-Toulouse.
Mais il faudra encore patienter pour en terminer avec les difficultés pour gagner la métropole régionale. Tout le monde commence à penser à une liaison identique avec les Landes. Le contournement d’Auch peut facilement passer à quatre voies. Mais pour le reste c’est autre chose. Soyons patients.
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Blagnac. Les policiers démantèlent le gang des autoradios
6 février 2010
L’enquête a été rondement menée.
Le nombre de vols d’autoradios est en en train d’exploser sur la circonscription de Toulouse. La vigilance de policiers columérins vient d e leur permettre de mettre la main sur trois spécialistes. Le 28 janvier à 4 heures du matin, du côté du parking de la gare, ils patrouillaient dans une voiture banalisée quand une Peugeot 205 s’enfuit au moment d’être contrôlée.
La course-poursuite s’engagea alors jusqu’à la voie du TOEC. Là , les occupants du véhicule, se sont empressés de s’enfoncer dans les futaies. Mais deux d’entre eux ont été rapidement rattrapés à la course et aussitôt placés en garde à vue. Dans la voiture, les policiers ont retrouvé huit autoradios et deux GPS.
La suite de l’enquête fut difficile à mener car l’un des deux individus, ne parlant pas français et se disant Marocain, prétendait être mineur. La radiographie osseuse des poignets pratiquée au service de médecine légale de l’hôpital Rangueil permit de démontrer que l’individu a bien 19 ans et non 16 ans.
Le jeu de piste mena ensuite les policiers dans un appartement des Castalides à Toulouse.
Ils interpellèrent alors le troisième homme qui, lui non plus, ne parlait pas français, se prétendait orphelin et mineur.
Direction à nouveau le CHU Rangueil pour la même radiographie que son collègue et le même résultat.
Les trois hommes (le conducteur court toujours) ont été remis en liberté et comparaîtront devant le tribunal le 9 février.
Un délicat travail d’identification du matériel volé a permis aux policiers de restituer aux victimes la quasi-totalité des autoradios et des GPS.
Pour le commandant Marc Terrail, cette « descente » à Colomiers des voleurs toulousains avait été programmée. « Sur Toulouse, le nombre de vols à la roulotte a été multiplié par deux. Les parkings des résidences fermées et les parkings en sous-sol des immeubles permettent aux bandes organisées de multiplier les vols en peu de temps. On pense que ces autoradios sont ensuite revendus par lots soit dans le Maghreb soit dans les pays de l’Est », ajoute Marc Terrail.
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Un nouveau pic de pollution dans l’air
5 février 2010
Environnement. Pas de vent, le froid, le trafic routier et les chauffages ont boosté le dioxyde d’azote.
Vous avez la gorge qui picote ces derniers jours, voire un peu de mal à respirer ? Ne cherchez pas. L’air est carrément médiocre depuis mardi sur l’agglomération toulousaine. Le froid sec, combiné à l’absence quasi nulle de vent, additionné au trafic routier, aux conduits de chaudières et cheminées qui carburent… il n’en fallait pas plus pour que le dioxyde d’azote ne fasse un pic de pollution !
Mardi soir, l’Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées (Oramip) a activé, via la préfecture, sa procédure d’information du public face à ce type de pollution. Entre 19 heures et 20 heures, des concentrations de dioxyde d’azote supérieures à 200 µg/m3 ont été enregistrées sur plusieurs stations de l’agglomération. « On déclenche la procédure si au minimum deux stations de surveillance, dont une située en zone urbaine, dépassent ce seuil de tolérance », explique Pierre-Yves Robic, responsable des études Oramip. C’est bien ce qui survenu avec la station Jacquier, au sud de Toulouse (Reynerie) qui a atteint 236 µg/m3 de dioxyde d’azote en moyenne à l’heure ainsi que sur deux autres stations en proximité du périphérique au sud (sortie Busca) et de l’aéroport de Blagnac qui a mesuré une moyenne horaire de 246 µg/m3 de ce polluant. Pas de quoi s’affoler mais la prudence est recommandée pour les personnes fragiles sur le plan respiratoire, des personnes âgées, des jeunes enfants et de ceux qui pratiquent une activité sportive. Question air ambiant, ce mercredi n’était guère mieux. Les conditions météo, sans vent, n’ont pas entraîné la dispersion de ce polluant. Au contraire. Il a été légèrement majoré par la présence de particules en suspension (PM10) qui altèrent encore plus la qualité de l’air. La seule bonne nouvelle est que le vent de sud ouest qui était annoncé pour cette fin de semaine devrait faire remonter le fond de l’air, à des valeurs tout à fait respirables.
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Voitures interdites au Capitole ce soir
4 février 2010
Sécurité. La préfecture craint des « débordements festifs » à l’issue du match Algérie-Egypte.
La préfecture a demandé à la mairie de Toulouse la mise en place d’un dispositif de sécurité particulier, ce soir aux abords de la place du Capitole, à l’occasion de la demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations entre l’Algérie et l’Égypte. À partir de 20 h 30, l’accès à la place du Capitole sera interdit aux véhicules à partir du bas des allées Jean-Jaurès, rue de Rémusat et rue Pargaminières. « Ce dispositif a pour objectif de permettre à cet événement de se dérouler dans les meilleures conditions, justifie Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, directrice de cabinet du préfet. Les précédentes étapes de qualification de l’Algérie s’étaient traduites par des débordements festifs. »
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Les tarifs des assurances vont flamber
4 février 2010
Conso. Tempête et grêle ont coûté cher aux assureurs. Les répercussions seront lourdes sur les primes auto. Même dans les compagnies se vantant du contraire.
Les compagnies d’assurances rivalisent de spots publicitaires pour jurer main sur le contrat qu’elles gèlent leurs primes. Aucune majoration en 2010, foi d’assureur. Sauf qu’en 2009, la tempête Klaus de janvier et le violent orage de grêle de mai leur ont coûté cher. La Haute-Garonne a ainsi enregistré plus de 30 000 dossiers de sinistres pour Klaus, soit plus de 40 millions d’euros de dommages et environ 70 000 pour la grêle, soit environ 140 millions d’euros. A cela s’ajoute une augmentation générale du coût des dommages corporels qui pèse aussi dans la balance.
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