Parkings

Belfort : le parking souterrain fantôme

Stationnement. Il est fermé depuis un an et demi et personne ne sait ce qu’il va devenir.

Le concept était séduisant et, a priori, plein d’avenir. Il aura vécu dix-neuf ans de pannes et de flops commerciaux. Inauguré en 1991, le parking souterrain « automatisé » de la place Belfort est, depuis un an et demi, définitivement hors service. Le système hydraulique, qui déposait tout seul les voitures des clients dans deux silos de 54 places, n’était pas viable à long terme. Avec des coûts d’entretien faramineux et une fréquentation en berne – le cadre du quartier, où prospèrent deals en tout genre et prostitution, n’y est pas étranger – l’opération n’a jamais réussi à être rentable.

C’est donc pour mettre fin à ce gouffre financier que le concessionnaire du parc, la société Serep, a jeté l’éponge. Une décision qui a le don d’agacer la mairie de Toulouse. « L’entreprise qui gérait le parking a rompu unilatéralement le contrat qui la liait à la ville. Nous sommes actuellement en discussion avec elle, mais nous n’excluons pas de faire appel à la justice », explique Bernard Marquié, adjoint au maire en charge de la mobilité et des déplacements.

« DIFFICILE à REHABILITER »
Mais que deviendra l’infrastructure dans les années à venir ? « Nous avons demandé aux services de l’architecture ce que nous pouvions faire à la place de ces énormes trous. Il se trouve que c’est difficile à réhabiliter. En attendant, le concessionnaire maintient le site en sécurité », répond l’élu. Du côté des habitants, les grilles fermées du parking fantôme laissent un goût amer. « C’était un lieu de stationnement très sûr, puisque personne ne pouvait y accéder en dehors du personnel. C’est dommage qu’il soit fermé, et c’est préjudiciable pour les commerçants, car les gens ne trouvent plus d’endroits où se garer », souffle Gérard Setien, gérant d’une presse et président de l’association Belfort Village. Mais au-delà des problèmes « pratiques » que pose la fermeture du parc souterrain, celle-ci vient surtout renforcer le sentiment d’abandon des riverains. « Dans ce quartier, il y a du laisser-aller. Les jeux pour enfants sont occupés par des marginaux, les nuisances sonores sont quotidiennes… Il faudrait vraiment faire quelque chose, on se sent un peu négligé », regrette Jeannine, 70 ans. Et on ne peut pas dire que le parking désaffecté enjolive le tableau.

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Vinci Park n’envisage pas de tarif spectacles pour ses parkings

Stationnement. Le concessionnaire de 13 parkings toulousains n’a pas prévu pour l’instant de tarif spécial.

La suppression du tarif spectacles dans les parkings privés, qui permettait de stationner de 20 heures à 8 heures du matin pour seulement 4 €, continue d’alimenter les discussions des noctambules automobilistes en ville et sur le site internet de la Dépêche et le réseau social Facebook (ci-dessous).

Nous avons interrogé Jean-Christophe Philipperon, responsable de Vinci Park, la société concessionnaire de 13 des 16 parkings privés souterrains de Toulouse (1).

Quelles conséquences ont eu cette mesure sur la fréquentation des parcs ?

La suppression a été effective autour des 8 au 8 janvier 2010, le temps qu’on informe nos clients par de l’affichage dans les parcs. Les chiffres de fréquentation en janvier 2010 ne sont donc pas significatifs.

Vous avez eu beaucoup de réclamations, de plaintes ?

Une dizaine de réclamations par parking en moyenne. Il a fallu expliquer pourquoi la note était d’un coup plus salée. Et puis il y avait ceux qui étaient au courant, grâce à notre affichage, mais qui se plaignaient quand même.

Combien de personnes utilisaient ce tarif spectacles ?

En novembre dernier, on avait comptabilisé 60 000 paiements dans le mois. Soit 2 000 personnes par jour en moyenne, un peu plus de 100 personnes/jour/parking.

Envisagez-vous une tarification de remplacement, en partenariat avec les salles de spectacle et cinémas ?

C’est trop tôt pour le dire. On a été pris de court. Nous avons un partenariat avec théâtre du Capitole, Halle aux Grains et TNT pour un tarif nuit de 18 à 2 heures qui court jusqu’à la fin de la saison.

Il y avait beaucoup de gens qui utilisaient ce tarif sans aller au spectacle pour se garer la nuit à petit prix ?

Oui, pour ces gens qui détournaient en quelque sorte, il existe des abonnements de nuit dans nos parkings, qui vont de 39 € à 91 € par mois et couvrent le stationnement tous les jours de 17 à 9 heures, et 24 heures sur 24 les week-ends et jours fériés.

1-Q Park gère les parkings Compans, Jeanne d’Arc et Marengo-Médiathèque

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Parkings : la fin du tarif de nuit fait le buzz sur facebook

Un groupe « contre Cohen qui met fin au tarif de nuit » s’est créé.

Lien vers le groupe

Le Maire socialiste COHEN a estimé inutile de renouveller la convention  » tarif préférentiel pour la nuit 20/8h a 4€ » signée avec Vinci proprietaire des parkings payants .
Il estime que cette operation n’est pas coherante avec sa politique de la ville concernant les transports en commun, pour lui les principaux edifices culturels etant desservis suffisament tard par le metro, l’utilisation de la voiture en centre ville n’est donc pas justifiée.

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