Travaux

Ramonville : un quartier écolo et métro

Urbanisme. La construction de l’écoquartier de Buchens est lancée ce jour à Ramonville. 406 logements sociaux, en accession ou étudiants, des bureaux, commerces et espaces verts à l’horizon 2011-2013 autour du terminus métro.

En cette période de développement durable et de réchauffement climatique, les projets d’écoquartiers poussent comme des champignons, dans l’agglomération toulousaine comme ailleurs. Andromède à Blagnac, Vidailhan à Balma, bientôt la Cartoucherie à Toulouse, chacun revendique la primeur et le label écologique.

L’écoquartier de Buchens au terminus métro de Ramonville (ligne B) est lancé aujourd’hui officiellement. Il s’étendra à l’horizon 2011 (1re tranche)-2013 (livraison finale) sur 4,2 ha de superficie, au pied de la nouvelle caserne des pompiers ultramoderne et du métro, bordés par le canal du Midi et le petit bois rendu célèbre par son triton marbré, à deux pas de l’Université Paul-Sabatier, de Rangueil, des zones d’activités du Parc du canal ou de Lespinet. Un emplacement stratégique à la frontière de Toulouse et Ramonville qui permet de privilégier l’éco-mobilité.

« Un écoquartier, c’est d’abord un quartier bien desservi en transports en commun et avec une forte densité, ici on est à 100 logements à l’hectare », confie Bertrand Bourrus, directeur général de la SA HLM des Chalets. L’organisme social, émanation du conseil général (qui détient 66 % de son capital) est l’aménageur global du projet où interviennent divers partenaires : promoteurs privés et autres organismes HLM. « C’est, je crois, une première qu’un organisme HLM joue ce rôle dans ce type d’opération », commente le responsable. L’urbaniste Capterre a été choisi sur appel à projet pour coordonner le programme avec l’architecte paysagiste albigeoise Labarthe.

Le projet prévoit 406 logements, dont 40 % de HLM, en locatif (86 pour SA HLM des Chalets et 39 de Colomiers Habitat) et en location/accession sociale à la propriété (129 logements des Cha-

lets), une résidence étudiante (98 studios) du Nouveau Logis Méridional, et

du logement privé (52 logements en accession privée à la propriété-Promo Midi). Il s’agit d’immeubles dont la hauteur va de R + 3 à R + 7. Les surfaces sont comprises entre des studios étudiants de 16 m2 et du T1 au T5 pour le reste.

L’écoquartier comprendra aussi 6 000 m2 de bureaux et 600 m2 de commerces (moitié surface de vente et moitié services), ainsi que des équipements publics (crèche, salle de quartier), un hôtel (deux étoiles + ou trois étoiles) et un restaurant (ouvert le soir) autour d’un mail et d’une place centrale « villageoise » et à proximité d’espaces verts et du canal.

« Le projet a été lancé par la mairie de Ramonville, du temps de Pierre Cohen, la commune étant propriétaire du terrain qu’elle nous a vendu », explique Bertrand Bourrus, « on arrive à un tarif de vente moyen très attractif de 2 265 € le m2 alors que le prix du marché à Ramonville tourne autour des 3 000 €». Une bulle de vente est installée sur place.

Les bâtiments sont à basse consommation (BBC, norme obligatoire à partir de 2012) avec chauffage collectif au gaz, eau chaude sanitaire solaire, récupération de l’eau de pluie (pour l’arrosage public) et quelques terrasses végétalisées, ou à très hautes performances énergétiques (THPE). L’écoquartier pionnier de Pierre Cohen… à Ramonville verra ses premiers immeubles livrés fin 2011 et la totalité fin 2013.

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Les grandes manœuvres de la rue alsace

Les travaux de la rue, qui devaient durer trois ans, pourraient être accélérés

Depuis le 8 février, pelleteuses et marteaux-piqueurs s’affairent sur le tronçon sud de la rue Alsace, entre Esquirol et la rue Lafayette. Cette première phase de travaux, qui concerne la mise aux normes des différents réseaux souterrains et doit durer jusqu’à la fin de l’année, connaît quelques aléas. En une semaine, deux conduites de gaz ont été endommagées, nécessitant l’évacuation d’une partie de la rue. «Il s’agit d’un chantier lourd et complexe qui touche à des réseaux qui n’ont pas été changés depuis cinquante ans. Nous avons des schémas obsolètes, cela prouve qu’il fallait s’occuper autant du dessus que du dessous», a estimé hier le maire, Pierre Cohen, lors de la présentation de l’avant-projet d’aménagement de l’artère.
Plateau piétonnier en question
Sa version finalisée doit être rendue dans un mois et demi. D’ici là, l’architecte-urbaniste Bruno Fortier aura tranché plusieurs questions. Et notamment la façon dont il va pouvoir réduire la durée de ce chantier de 14 millions d’euros. Initialement, les travaux de surface devaient débuter fin janvier 2011 pour s’achever juste avant Noël 2012. Au total, trois années de palissades et de coups de pioche que les commerçants ont du mal à digérer. Les élus lui ont donc demandé de réduire de 4 à 5 mois cette période. « Avec des contraintes drastiques nous aurions pu restreindre les travaux à dix mois mais la priorité est donnée à l’accès aux magasins», note le responsable du projet.
Ce dernier devra aussi trouver une solution consensuelle sur le partage de la rue entre automobilistes, piétons et cyclistes. L’idée d’un plateau piétonnier, où le passant aurait la priorité sur les vélos et les voitures, est en train de faire son chemin. Du côté de l’association vélo, on est dubitatif. «Aujourd’hui cela ne fonctionne pas trop mal. Il faut absolument que les repères au sol soient maintenus, sinon les cyclistes vont zigzaguer et cela créera des conflits», plaide d’ores et déjà son président, Florian Jutisz.

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Ligne E du tramway : les travaux qu’il reste à faire

Transport. Le chantier du tram jusqu’à Blagnac perturbe toujours la circulation. Et ça va durer jusqu’à cet été.

C’est l’année du tramway. Commencé il y a un peu plus de deux ans sous la conduite de la Smat (société de la mobilité de l’agglomération toulousaine), le chantier de la future ligne E est dans la dernière ligne droite, avec une inauguration début décembre.

La date n’est pas encore fixée, le retour du tramway à Toulouse, 53 ans après sa disparition, ne doit pas se télescoper avec le téléthon, autre grand rendez-vous médiatique qui tomberait le premier week-end de décembre.

PATIENCE
Les automobilistes habitués de l’avenue de Grande-Bretagne à Toulouse devront prendre leur mal en patience jusqu’à cet été (lire ci-dessous). Les voies du futur tramway ont été posées sur l’ensemble de la ligne, sauf entre la voie du Toec et l’entrée de Purpan, et, route de Grenade à Blagnac, entre Servanty et Guyenne.

Une dizaine de rames ont été livrées et sont testées à l’atelier du Garossos et sur la piste jusqu’à la station Lycée de Blagnac.

Février/mars : arbres et plantes. 1 300 arbres et 32 000 plantes vont être plantés sur la plate-forme tandis que l’engazonnement, déjà réalisé en partie, sera réalisé sur avenue de Grande-Bretagne et route de Grenade.

Printemps : le tram dans la circulation à Blagnac. Les 18 rames nécessaires à l’exploitation de la ligne auront été livrées en avril et on devra apprendre à croiser le tramway en essai (avec mise en fonctionnement des carrefours à feux) entre terminus du Garossos et patinoire de Blagnac.

La formation des conducteurs (plusieurs semaines) commence ra en mai. Dotés d’un « permis » spécial, les « wattmans » alterneront entre tram et bus.

Été, rentrée : le temps des essais. En plus de la section nord de la ligne, les essais se dérouleront au sud, des Arènes à Purpan. Les automobilistes devront se familiariser avec panneaux et feux. Six nouvelles rames, destinées à la future ligne Garonne seront livrées en août au Garossos. Dès septembre, le courant passera sur toute la ligne E, de Garossos aux Arènes. Quatre à cinq rames tourneront en permanence. En novembre, Tisséo, l’exploitant, gérera la ligne « à blanc » dans les conditions réelles.

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La grogne gagne, rue d’Alsace

Urbanisme. Démarrés le 1er février, les nouveaux travaux inquiètent les commerçants qui s’interrogent sur leur utilité et leur durée.

«Pour l’instant, nous ne sommes encore pas trop concernés, relève Philippe Bignon, gérant de l’enseigne André. Mais après deux ans de tranquillité nous entrons dans deux années d’inquiétude ».

La rue d’Alsace-Lorraine, inaugurée en grandes pompes en 2007, est à nouveau en travaux depuis le 1er février. Un chantier sur deux ans pour donner une autre configuration à cette artère parmi les plus commerçantes de Toulouse.

Malgré une information faite dans les règles par la ville où commerçants et riverains seront régulièrement informés de l’avancée de ce chantier, l’inquiétude demeure : « On a tellement souffert la première fois, reprend ce commerçant, qu’on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la baisse de la fréquentation de la rue liée aux nuisances ».

Prudent, ce commerçant a déjà revu à la baisse son chiffre d’affaire de 4 à 5 points pour 2010.

En fait, au-delà de la durée et de la gêne, ce chantier semble interroger d’une façon générale le public : « On a du mal à s’expliquer pourquoi les travaux définitifs n’ont pas été effectués d’emblée en 2007, au lieu de passer par cette phase transitoire ? » remarque Patricia, de France Arno, rappelant ainsi que la configuration de la rue Alsace-Lorraine ne devait être que temporaire pour l’ancienne municipalité, pressée d’en finir à la veille des élections municipales.

Une autre, qui ne cultive pas la langue de bois, n’hésite pas à dire combien elle trouve « simplement scandaleux » de refaire une rue dont l’état selon elle pouvait attendre. « Cet argent ne pouvait-il pas servir à une autre urgence ? Douze millions d’euros, c’est énorme ! C’est d’ailleurs ce qu’on entend aussi chez de nombreux clients ».

Plus pragmatique, Yannick Penent, le gérant de Celio, concède que cette rue est laide, dégradée et mal conçue : « Elle n’incite pas au shopping. Le nouveau résultat devrait être à la hauteur, c’est un mal pour un bien ».

À quelques mètres de là, Patricia, responsable de la parapharmacie se souvient des « années galères, des nuisances même si cette fois une technique appropriée devrait être adoptée pour amoindrir le bruit notamment ».

Ce nouveau chantier n’a donc pas fini de délier les langues. Mais comme le remarque une riveraine, Toulousaine depuis peu : « Cette rue est indigne de la ville. Son image tient désormais dans ses travaux ».

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A61. Travaux de l’échangeur de Montgiscard : c’est parti

Le lancement des travaux de l’échangeur a été officialisé hier.Pour un coût total de 20 millions d’€ pour ASF et 14,3 millions d’€ pour le barreau pour le conseil général.

Pierre Izard s’essuyait hier le front avec un soulagement certain. Enfin, cet échangeur de Montgiscard, espéré comme un divin enfant pour fluidifier le trafic dans un Sud-Est toulousain où les bouchons sont monnaie quotidienne, mais aussi pour doper la zone économique, va voir le jour. Sur le bitume, la joie : « J’en ai fait une nécessité depuis 1994. On m’a souvent pris pour un fou, mais force est de constater sa nécessité. C’est vrai qu’il y a eu des parasitages pour sa construction, notamment avec la construction des deux ponts à cause du Canal du Midi, celui de l’échangeur par ASF, et celui du barreau de liaison entre la RD 16 et la RD 813 par le conseil général qui viendra se raccorder à l’échangeur qui se situera à 12 km de Toulouse, entre Villefranche et la Ville rose. »

Programmé pour être opérationnel en automne 2011, cet échangeur, résultat du mariage intelligent et de raison entre ASF et le conseil général, coûtera plus de 20 millions d’euros pour les autoroutes du Sud repartis entre l’échangeur et la gare de péage, et 14,3 millions pour le conseil général comportant trois carrefours aménagés en giratoire, quatre ouvrages d’art permettant de franchir le Canal, l’A61, la RD 24 et « L’Hers Mort », et sept ouvrages hydrauliques.

8 000 VOITURES JOUR ATTENDUES
« Nous ciblons aujourd’hui sur 8 000 voitures jour qui emprunteront cet échangeur » confiait Patrick Coppey, président d’ASF, insistant sur la parfaite harmonie de l’évolution du binôme des travaux. « Nous commençons donc la construction du support central du futur pont sur l’A61 avec neutralisation de la voie de gauche dans les deux sens, verts Toulouse et vers Carcassonne, et ce jusqu’en mars 2010.

Le conseil général fait la même chose pour le barreau, et ce dans le même timing. Cet été, en raison du trafic, nous stopperons les ouvrages sur l’autoroute, mais pas ceux hors autoroute. L’automne 2010 verra la mise en place du tablier du pont en deux nuits. » Et si rien ne vient enrayer cette belle mécanique, l’échangeur devrait être mis en service à l’automne 2 011. « Il va dynamiser le secteur » se félicitait Pierre Izard.

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Voie du canal Saint-Martory : début des travaux fin 2010

Pierre Izard, président du conseil général, répond aux inquiétudes des riverains impatients.

Christian Tocaven, animateur du collectif des riverains de la voie du canal Saint-Martory (VCSM), a exprimé impatience et inquiétudes sur ce projet de déviation entre Tournefeuille, Cugnaux et Toulouse (notre édition du 21 janvier).

Favorable à la VCSM, ce collectif de quatre associations* regrettait ainsi « le retard que prend le projet. Le comité de suivi ne se réunit plus, nous sommes inquiets », expliquait son représentant.

PHASE FINALE DES EXPROPRIATIONS
Le conseil général est le maître d’ouvrage du projet pour sa partie routière et Tisseo pour la partie transports en commun en site propre. Aujourd’hui, Pierre Izard, président du conseil général, réaffirme sa volonté de faire aboutir le projet. « Il me semble nécessaire de rappeler une fois de plus que ce projet est une nécessité pour les habitants de ce secteur de l’agglomération qui connaît un accroissement important de la population, assure-t-il. Il permettra de soulager le trafic de la route de Saint-Simon qui induit aujourd’hui des nuisances pour les riverains. »

Notant que le collectif des riverains de la VCSM est favorable au projet et « travaille en collaboration avec les deux maîtres d’ouvrage du projet », il prend acte de son « impatience de voir le projet se réaliser et ses inquiétudes quant aux retards pris sur le démarrage des travaux » et explique : « le démarrage des travaux est retardé du fait des acquisitions foncières qui ont pris plus de temps que prévu. Les expropriations devraient se terminer au cours de l’année 2010 puisque le conseil général doit disposer de terrains qui sont, à ce jour, encore propriété de la ville de Toulouse. Le conseil général devrait démarrer les travaux côté Saint-Simon à la fin de l’année 2010 ».

TRANSPORTS EN COMMUN
Le collectif s’inquiétait également des priorités de Tisseo en la matière. Reçu par ce maître d’ouvrage, il a appris que Tisséo « souhaite associer les choses d’une manière concomitante avec le conseil général mais est également préoccupé par l’efficacité des lignes. Tisséo prévoit trois tronçons, le premier du grand rond de Saint-Simon à Basso-Cambo afin que tout le secteur puisse avoir accès au métro. Puis du grand rond de Saint-Simon à la RD 23 (Parfums Berdoues) ; enfin le tronçon sud Cugnaux. »

Le projet de voie du canal Saint-Martory prévoit, dans une première phase, une voie routière de 2.9 kilomètres. La circulation se fera, dans un premier temps, sur deux fois une voie. 28 000 véhicules jours sont prévus. La voie devrait être enterrée à quatre mètres au-dessous du niveau actuel.

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Les travaux animent la rue d’Alsace-lorraine et mécontentent les commerçants

Camions, gravats, palissades et ouvriers font désormais partie du nouveau décor de la rue d’Alsace-Lorraine, dont le chantier de modernisation des réseaux souterrains entre la rue Lafayette et Esquirol a démarré il y a dix jours. Hier, la démolition des bancs de couleur du square Charles-de-Gaulle attirait les curieux.
« Certains nous posent des questions pour savoir ce qu’on fait, d’autres prennent même des photos », témoigne Jean-Pierre qui travaille sur le chantier. Et chacun d’y aller de son commentaire. « C’est dommage, j’aimais bien les couleurs », indique Véronique, vendeuse dans une boutique de chaussures. « Moi, je trouve que c’est une bonne chose de refaire cette rue parce que ce qui a été fait il y a deux ans est très laid, il n’y a aucune harmonie, aucun style », estime en revanche Christine, une habitante du centre-ville. Le projet de l’architecte Bruno Fortier, retenu par le Grand Toulouse et qui sera présenté le 2 mars, propose justement de faire de cette artère centrale « un parcours aéré et vivant ».
Pour limiter la gêne occasionnée, les travaux seront divisés en trois phases… mais sur deux ans. Une durée qui n’est pas sans faire grincer les dents des commerçants qui redoutent le bruit, et surtout une baisse d’activité.
« Nous avions déjà souffert en 2007 alors que les travaux n’avaient duré que deux mois », se souvient le responsable d’une boutique de prêt-à-porter qui préfère garder l’anonymat. « Pour l’instant ça va, mais quand ils commenceront le gros oeuvre, les gens risquent d’aller faire leurs courses ailleurs », renchérit Christophe, un autre commerçant.
En attendant des jours meilleurs (en 2012), le Grand Toulouse a promis un chantier « exemplaire », notamment en termes de communication. Un point information sera mis en place square de Gaulle d’ici à début mars, où deux médiateurs pourront répondre aux éventuelles questions des passants.

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Un siècle de rue Alsace

Patrimoine. La rue Alsace-Lorraine fait peau neuve après 136 ans d’existence. 2 ans de travaux seront nécessaires pour transformer le provisoire en définitif.

Où sont-elles donc les élégantes du temps jadis qui trottinaient le long de la rue Alsace, au début du siècle dernier ? Chapeaux fleuris et jupons à crinolines volettent autour des canotiers ou des casquettes « Belle époque » de Toulousains en costumes sur de vieilles photographies jaunies ou des cartes postales colorisées qui ressemblent à des tableaux impressionnistes.

La plus longue rue commerçante de la Ville rose (600 mètres) est une vieille dame vénérable, plus que centenaire. L’aménagement réalisé en 2007 à la demande de Jean-Luc Moudenc sur les plans de l’urbaniste Pierre Roca d’Huytera n’a été qu’un toilettage provisoire, aujourd’hui à refaire.

Les premiers coups de pelle et de pioche ont été donnés lundi dernier pour un chantier de rénovation définitif qui va redonner tout son lustre à la rue Alsace, mais dans la seule partie comprise entre le square de Gaulle (Donjon du Capitole) et la place Esquirol. La nouvelle municipalité de Pierre Cohen a fait appel à l’urbaniste parisien Bruno Fortier pour redessiner un axe minéral et sobre, fait pour durer. Les candélabres au dessin très contemporain apporteront une touche résolument moderne.

Exit donc, le revêtement noir que certains trouvaient déjà dégradé le jour même de l’inauguration. Un noir qui tranchait avec la brique jaune et ocre des immeubles de 17,50 m de haut bâtis fin XIXe siècle sur les plans de l’urbaniste Urbain Maguès.

La rue Alsace-Lorraine est une des rares artères haussmanniennes de la Cité des Violettes. Large d’une quinzaine de mètres, elle est loin d’atteindre la taille de ses grandes sÅ“urs parisiennes. Sa perspective pas tout à fait aboutie, l’ordonnancement des façades aux balcons de fonte moulée et aux décors de pierre sculptée pas toujours respectés, contribuent sans doute à son charme très toulousain, au cÅ“ur d’une ville médiévale où les ruelles s’insinuent entre les palais de la riche époque du pastel.

Les Toulousains adorent y faire leurs courses, à l’enseigne des successeurs de la « Compagnie française » (Adidas jusqu’il y a peu), du « Capitole » (Galeries Lafayette) ou « Au gaspillage » (où Bouchara a cédé la place à Zara).

Des calèches à cheval au métro, dont la bouche s’ouvre depuis 1993 au bord du square, en passant par le tramway, la rue a connu tous les modes de transport. L’aménagement de 2007 a eu le mérite de la rendre aux piétons, cyclistes et autos se partageant un espace restreint. Un choix qui n’est pas remis en cause par l’aménagement projeté.

L’aménagement projeté par Bruno Fortier englobera le square de Gaulle (en haut), un peu comme sur cette carte postale « pointilliste » (2). Seul le tramway construit à la fin des années vingt date ces clichés (2 et 3). Le square (1) avec son kiosque à journaux. En 1957, ce cycliste a voilé sa roue dans un rail de tram’qui vit ses derniers trajets toulousains (4). En 2007, l’aménagement provisoire rend la rue semi-piétonne (5). La rue en 1997, alors ouverte à la circulation (6).

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Des logements nouvelle génération pour les étudiants

Urbanisme. Le chantier de la résidence Renée-Bonnet a été lancé hier.

C’est à l’occasion des rentrées universitaires que l’on mesure souvent les progrès restant à accomplir dans l’agglomération toulousaine en terme de logements pour les étudiants.

La région Midi-Pyrénées est consciente et prend ce problème épineux à bras-le-corps. Son président, Martin Malvy, confirme : « Nous voyons les difficultés augmenter. Cette année, il y a eu 10 % de boursiers en plus. C’est pour cela que le logement des étudiants fait partie de nos priorités ».

Plusieurs projets ont été pensés et élaborés pour répondre à ce besoin. Celui du site Renée-Bonnet, mis au point par l’entreprise « Nouveau Logis Méridional » en est un. Ses travaux ont débuté hier, par la pose symbolique de la première pierre du futur bâtiment, en présence notamment de Martin Malvy et du conseiller général Patrick Pignard qui représentait le président Pierre Izard. La construction s’achèvera en novembre 2011.

283 LOGEMENTS
Le futur bâtiment proposera 283 logements : 265 studios d’environ 18 m² et 18 T2 d’une surface de 37 m², pour un coût total de 12 millions d’euros. « C’est une résidence sociale, précise Nicolas Gigot, directeur régional du « Nouveau Logis Méridional ». Les loyers des studios seront compris entre 120 et 125 € par mois et ceux des T2 sont fixés à 130 € une fois déduites les aides au logement (APL) ». Nul doute que les pensionnaires des universités et des écoles apprécieront.

L’édifice bénéficiera d’une connexion aux réseaux de la résidence Clément-Ader, située à deux pas, et du campus de l’Université Paul-Sabatier. À noter que cette opération a bénéficié d’une aide de 217 000 € de la Région Midi-Pyrénées, à laquelle s’ajoute la mise à disposition du terrain pour ces logements certifiés « habitat et environnement ».

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Empalot : le grand défi

Urbanisme. Un projet d’envergure, à échéance 2014, a été dévoilé jeudi soir aux habitants du quartier.

Une centaine de personnes a répondu à l’invitation du maire de Toulouse, jeudi soir à la maison des associations, pour la présentation du projet urbain d’Empalot. Les habitants ont pris connaissance des orientations des architectes Germe et Jam, lauréats du concours d’urbanisme, associés à une équipe d’une vingtaine de personnes, paysagistes et designers.

Le maire, Pierre Cohen, s’est félicité de l’engagement des habitants d’Empalot, de Saint-Michel et de Saint-Agne, des associations de quartier et des partenaires institutionnels au sein d’une longue concertation, qui a débouché sur le cahier des charges remis aux architectes.

L’atelier parisien Jam de Philippe Chavanes, l’architecte Patrick Germe sont « allés à la rencontre d’un quartier qu’ils ne connaissaient pas ». Leur projet, dont la réalisation s’étale à échéance 2014, veut notamment ouvrir le quartier d’Empalot sur la Garonne, avec l’aménagement des jardins de la berge, qui formeront une promenade urbaine. Deuxième point fort du projet, l’aménagement de l’avenue Jean-Moulin en « agora », qui rassemble commerces (avec un futur supermarché), équipements et institutions. Troisième élément, la restauration et l’ouverture vers l’extérieur du Mail, cet « événement paysager majeur », mais « mal desservi », « encaissé, en arrière des Chalets et de la longue barre 27 qui forment des obstacles opaques aux traversées est- ouest ». La « Prairie » serait un espace ouvert de jeux et de détentes, lien paysager entre Mail et Garonne. Enfin, le projet de l’équipe Jam-Germe souhaite redonner ses lettres de noblesse à la « place » Empalot. « Notre but est de la lire comme un seul ensemble unifié en trois parties, l’une face au métro, la seconde face à la médiathèque, la troisième face au pôle petite enfance ».

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