Velotoulouse
VélôToulouse : 30 stations vandalisées en une semaine
19 février 2010
Société. En 2009, 570 bornes ont été volontairement cassées. La société Decaux en appelle au civisme.
Les tags de la nuit de mardi à mercredi sur les VélôToulouse et la station rue de Saint-Orens, derrière la place Jeanne d’Arc, étaient les tags de trop pour Patrick Tregou. Le directeur régional de JCDecaux en a assez des incivilités toulousaines. « Le problème existe ailleurs mais pas dans les mêmes proportions. Nous équipons plus de 60 villes en système de location de vélo, de Nantes à Lyon, en passant par Rouen ou Amiens, mais les dégradations y sont moins importantes qu’à Toulouse. On a parfois l’impression d’être dans une zone de non-droit. En une semaine, ce sont 30 stations qui ont été vandalisées et l’année dernière, 570 bornettes ont été cassées », remarque Patrick Tregou.
Tags sur les vélos, sur les bornes, sur les panneaux, vélos cassés, jetés dans le canal, bornes détruites à coup de marteau… La liste des incivilités est longue et touche tous les quartiers d’implantation des VélôToulouse. Trop pour que l’entreprise Decaux, qui a terminé l’équipement de la ville avec 253 stations, envisage par exemple d’étendre les plages de d’ouverture après 2 heures du matin. « Tant qu’on aura autant de dégradations… », souffle encore le directeur régional.
2 700 000 LOCATIONS PAR AN
« Ces incivilités ne servent à rien, il n’y a pas d’argent à prendre, pas de code de carte bancaire à récupérer. Que faut-il faire : mettre des caméras partout, plus de policiers ? Il faut surtout apprendre aux gens à respecter ce matériel », explique encore Patrick Tregou qui rappelle aux usagers les conseils d’usage : bien attendre le double bip pour être sûr qu’on a bien raccroché son vélo (ce qui évitera aussi qu’une personne mal intentionnée en profite) et récupérer son récépissé qui prouve que tout a été correctement enregistré. « La contestation est un problème minime. Sur 2 700 000 locations par an, nous enregistrons moins de 70 problèmes ».
Installé à la fn de l’année 2007, le parc VélôToulouse compte aujourd’hui 2 400 engins. À raison de 80 à 100 réparations par semaine, chaque vélo passe deux fois par an par l’atelier. Mais c’est sans compter les dégradations.
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Le lobby des vélos interpelle les candidats aux régionales
8 février 2010
Transports. L’association Vélo Toulouse veut connaître leur politique cyclable.
À l’image des lobbies américains et toutes proportions gardées, l’association Vélo Toulouse s’invite dans la campagne des régionales en interpellant les candidats sur leur politique cyclable. Florian Jutisz, le président de l’Association reconnaît et revendique cette stratégie. Les cyclistes sont devenus un vrai lobby. Ils ont donc un poids électoral dont il serait bien stupide de se passer : « Comme lors des municipales de 2008 nous souhaitons que les candidats aux régionales se prononcent pour savoir quelle politique ils conduiront s’ils sont élus au conseil régional en mars prochain. »
Ainsi, Vélo Toulouse a fait parvenir un questionnaire à chacun, portant sur cinq grands axes : l’intermodalité train + vélo ; la promotion du vélo comme mode d’accès aux lycées ; le développement des « véloroutes » et voies vertes avec les financements qui vont avec ; l’intégration du vélo dans la politique régionale du tourisme ; l’adoption d’une politique de promotion et de communication en faveur du vélo comme mode de déplacement.
Le poids des cyclistes est devenu tel que les candidats ne s’y sont pas trompés, eux qui ont pris part samedi à un débat organisé au siège de l’association Vélo Toulouse à l’occasion de l’assemblée générale de celle-ci. Les listes UMP, PS, Verts et Modem sont venues présenter leurs projets cyclables. Ils seront publiés d’ici la fin de la semaine sur le site internet de l’association, à l’adresse suivante : http://toulousevelo.free.fr.
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