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Les agriculteurs promettent de faire du foin lundi matin
5 mars 2010
Manif. Lundi matin ils déboulent en tracteur de 13 départements. Contre la loi sur l’eau, ils annoncent « des actions démonstratives ».
« Des actions démonstratives à la hauteur de nos attentes rythmeront la manifestation ». Derrière ce laconique communiqué de presse de la FRSEA Midi-Pyrénées, il faut s’attendre à du spectacle. Les agriculteurs de treize départements fondent lundi matin sur Toulouse. En tracteur, ce qui promet un sacré foin sur la rocade puisque deux rassemblements sont prévus à 9 h 30, au nord et au sud de Toulouse (lire encadré).
En fin de matinée, ils convergeront vers la place Saint-Étienne qu’ils envisagent de rallier à 11 h 30. Selon nos informations, ils devraient alors installer un gros tuyau d’irrigation pour arroser abondamment la préfecture.
LA LOI SUR L’EAU FAIT DÉBORDER LE VASE
La Haute-Garonne compte près de 1 200 irrigants concernés par une réforme de la loi sur l’eau qu’ils ont du mal à avaler. La nouvelle procédure d’autorisation de prélèvements d’eau évoquée par les services de l’État conduirait en effet à une perte de 30 % des prélèvements en moyenne en Midi-Pyrénées, et jusqu’à 70 % dans certains cas.
Pour la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) de Midi-Pyrénées, le calcul est simple : « Selon les estimations réalisées, sur les 240 000 emplois que fournit l’agriculture sur les 18 départements du bassin Adour-Garonne, de telles restrictions d’irrigation menaceraient directement de 5600 à 8400 emplois ».
Les agriculteurs dénoncent une méthode de réduction des volumes prélevables pour l’irrigation qui ne tient pas compte de la situation réelle observée des débits de cours d’eau au fil des saisons. « La seule proposition qui nous est faite actuellement se résume à regarder passer l’eau, sans pouvoir la prélever quand le milieu le permettra, et sans pouvoir la stocker non plus », déplore la FRSEA qui prône un retour à une utilisation de l’eau des rivières selon leur débit, et la création de capacités de stockage par la récupération d’eau de pluie qui leur est interdite.
Deux cortèges de tracteurs
Deux rassemblements sont prévus à 9 h 30, lundi matin. Au nord de Toulouse : au Marché d’intérêt national ; au sud de Toulouse : à la coopérative Sica Rouquet, à Pinsaguel.
À 11 h 30, départ du cortège pédestre et motorisé depuis le pont du Stadium. A 13 h 30 : arrivée à la préfecture. Fin de l’action prévue à 15 heures.
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Carburants : la panne sèche ?
20 février 2010
Dans des raffineries et le blocage du dépôt de Toulouse pourraient assécher nos stations-service.
En pleines vacances scolaires d’hiver et à la veille d’un week-end que Bison Futé a vu noir, la France est-elle menacée par une panne sèche de carburants ? Si l’on n’en est pas encore là selon les industriels (lire par ailleurs) et le gouvernement qui se sont voulus hier rassurants, la grève des salariés du pétrolier Total dans six raffineries et 14 dépôts inquiète si elle venait à se prolonger. Une éventualité qu’ont laissé planer en tout cas les salariés de Total qui ont voté jeudi en assemblées générales une « grève illimitée » et l’arrêt total de certaines unités dans six raffineries du groupe dont celle de Dunkerque. C’est de ce dernier site qu’est parti le mouvement national. La raffinerie des Flandres est en effet menacée, de fermeture et ses personnels sont en grève depuis le 12 janvier. Mardi, les salariés grévistes ont envahi les locaux administratifs du site, réclamant la nomination d’un médiateur et l’avancée de la date du CCE, devant décider de leur sort, fixée pour l’instant au 29 mars. Mercredi, le DRH Jean-Christophe Grivot, qui a affirmé que « Total réfléchissait au maintien d’une activité industrielle à Dunkerque » a proposé d’être le médiateur mais l’intersyndicale a refusé.
Hier, le ministre de l’industrie, Christian Estrosi, a contacté le PDG de Total, Christophe de Margerie, avant de le recevoir ce week-end, pour lui demander de « rassurer très rapidement les salariés. » « Il est hors de question en l’état de fermer la raffinerie des Flandres sans projet alternatif, ni évidement d’en fermer aucune autre en France », a expliqué en substance le ministre. Total de son côté a assuré qu’il n’y aurait « aucun licenciement » à Dunkerque (lire ci-dessous).
La grève chez Total – qui approvisionne quasiment une station sur deux – pourrait par ailleurs s’étendre aux sites français d’ExxonMobil.
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Pourra-t-on éviter la grève des conducteurs de bus ?
7 février 2010
Transport. Les syndicats souhaitent l’application des avantages métro aux 1 700 salariés de Tisséo. Et menacent de bloquer les dépôts le 1er mars.
L’ancien président de Tisséo a-t-il laissé une bombe à retardement avant d’être débarqué du syndicat mixte des transports en commun (SMTC) ? En signant, le 21 décembre 2009, un accord donnant toute satisfaction à la demande des agents du métro en grève, le Vert Stéphane Coppey a fait, en quelque sorte, un cadeau empoisonné à son successeur, Pierre Cohen (PS).
Car, dès la signature de l’accord métro, les syndicats, et principalement Sud Transport, majoritaire chez les conducteurs de bus, ont mis la pression sur la nouvelle équipe dirigeante de la régie publique des transports, sur le thème : pas question de voir les salaires des collègues du métro s’envoler de vingt points sans qu’il y ait une compensation pour les autres traminots.
PRÉAVIS DE GRÈVE DE L’INTERSYNDICALE
Le problème, c’est que l’accord octroyé aux agents du métro, accord que le SMTC a validé lors de son dernier conseil syndical, concerne une petite centaine d’employés alors que la demande actuelle des syndicats se rapporte à quelque 1 700 agents (1 100 chauffeurs, 500 techniques et une centaine d’administratifs).
La négociation salariale annuelle a débuté jeudi 4 février. Chaque syndicat a donné son cahier revendicatif.
L’ensemble des syndicats, sauf FO, a déposé un préavis de grève pour le 1er mars, jour du vote du budget de Tisséo.
L’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGC, CGT et Sud) menace de bloquer les bus ce jour-là si ses revendications salariales ne sont pas suivies.
« Pas question que l’écart se creuse avec les agents du métro, qui sont cadres ou agents de maîtrise et assimilés alors que le reste du personnel (ouvriers, chauffeurs et techniques), au bas de l’échelle, serait oublié », lance Franck Delperrier, de Sud Transports, qui menace de bloquer les dépôts de bus s’il n’obtient pas satisfaction. À 13 jours, des régionales.
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L’accord après la grève du métro coûtera 292000€€ par an à Tisséo
4 février 2010
Transport. Le SMTC a validé hier l’accord de fin de grève du métro et confirmé le directeur de la régie.
Le comité syndical du syndicat mixte des transports en commun Tisséo a validé hier l’accord signé entre les représentants syndicaux et l’ancien président du SMTC, Stéphane Coppey, le 21 décembre 2009, pour mettre fin à la grève du métro toulousain. Il résultera de cet accord, qui traite de la classification des postes de service d’exploitation du métro, un impact financier estimé à 275 000 € pour 2010 et 292 000 € pour les années 2011 et suivantes.
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