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Routes : la peur du verglas

Météo. Après les flocons, le verglas. Prudence si vous prenez la route…

Et maintenant faut-il avoir peur du verglas ? La Haute-Garonne, du Piemont Pyrénéen à la métropole toulousaine, va-t-elle se transformer en une gigantesque patinoire ce mardi ?

Certes, les flocons ont cessé hier soir. Après ce nouvel épisode de neige, c’est désormais le risque de verglas sur les routes, lié au gel, à la baisse des températures (jusqu’à -5 °C) qui prend le relais. Tous les services de voirie, ceux de la Ville de Toulouse, des ASF et de la DIR Sud ouest sont sur le pied de guerre depuis 48 heures, pour saler et sabler les grands axes routiers. La préfecture invite à la prudence si vous devez prendre la route ce matin, conseille aux usagers de limiter leurs déplacements s’ils ne sont pas nécessaires. Les routes seront glissantes, avec la formation de plaques de glace et de neige gelée, concentrées sur les axes secondaires, les ronds points… Ce lundi malgré des chutes de neige soutenues tout au long de la journée, la circulation a été globalement fluide sur l’ensemble du réseau routier à la (bonne) surprise générale. Sur la rocade, la direction des ASF a constaté « entre 25 et 30 % de véhicules en moins en période de pointe qu’un lundi ordinaire ». À croire que les usagers avaient pris de bon matin leurs dispositions pour ne pas tomber dans le piège de cette journée de perturbations entre la manifestation agricole annoncée à Toulouse et l’alerte orange de Météo France.

Le tableau s’est un peu assombri hier soir à la sortie des bureaux, avec les premiers dérapages, des voitures en travers et ces ralentissements dont la rocade est coutumière. La Préfecture de la Haute-Garonne a maintenu aujourd’hui son arrêté d’interdiction de circulation aux poids lourds sur l’A.61. Les camions sont également retenus en amont de la Haute-Garonne, sur les aires de stationnement de l’A.62 et sur l’autoroute A.20, pour éviter les mouvements de circulation à risque. Le conseil général a prorogé la suspension du transport scolaire. Quelques milliers d’élèves feront donc encore l’école buissonnière. Et si la neige a cessé, les demandes de dernière minute de RTT risquent à nouveau de tomber aujourd’hui.

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Lundi noir pour les transports à Toulouse

Les agriculteurs du Sud-Ouest descendent à Toulouse pour protester contre la réforme de la loi sur l’eau. Leur venue, ajoutée à la neige, devrait grandement compliquer la circulation routière sur la ville rose.

ls reviennent ! « Ils », ce sont les agriculteurs, qui sont attendus en nombre ce lundi matin sur les routes toulousaines. Les quelque 2000 tracteurs prévus par les organisateurs ne devraient pas être trop perturbés par la neige. En revanche, ceux-ci devraient causer une joli pagaille sur la rocade.

La FRSEA et les Jeunes Agriculteurs qui appellent à cette manifestation ont programmé deux rassemblements à 9h30 ce lundi. Le premier se fait au MIN, le marché d’intérêt national situé route de Paris ; le second se tiendra à Pinsaguel, à la coopérative Sica Rouquet. Les deux convois doivent ensuite converger vers le centre-ville.

Destination : la préfecture de région vers 13h30, heure à laquelle une délégation doit rencontrer les pouvoirs publics. Les manifestations ont notamment prévu quelques coups d’éclats sur la place Saint-Étienne. La préfecture a mobilisé 200 policiers, à la fois pour encadrer le cortège et pour fluidifier le trafic toulousain et a prévenu les automobilistes dès vendredi via les panneaux lumineux du périphérique. Le retour à la normale est estimé pour le milieu d’après midi.

Les agriculteurs du Sud-Ouest (une deuxième manifestation est attendue dans les Landes) protestent contre le projet de réforme de la loi sur l’eau. Un dispositif qui menacerait entre 5000 et 8000 emplois sur le bassin Adour-Garonne, par la diminution des prélèvements dans la région. Des restrictions inacceptables pour les agriculteurs qui entendent bien se faire entendre ce lundi. C’est leur deuxième expédition toulousaine, depuis le 15 octobre.

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Les agriculteurs promettent de faire du foin lundi matin

Manif. Lundi matin ils déboulent en tracteur de 13 départements. Contre la loi sur l’eau, ils annoncent « des actions démonstratives ».

« Des actions démonstratives à la hauteur de nos attentes rythmeront la manifestation ». Derrière ce laconique communiqué de presse de la FRSEA Midi-Pyrénées, il faut s’attendre à du spectacle. Les agriculteurs de treize départements fondent lundi matin sur Toulouse. En tracteur, ce qui promet un sacré foin sur la rocade puisque deux rassemblements sont prévus à 9 h 30, au nord et au sud de Toulouse (lire encadré).

En fin de matinée, ils convergeront vers la place Saint-Étienne qu’ils envisagent de rallier à 11 h 30. Selon nos informations, ils devraient alors installer un gros tuyau d’irrigation pour arroser abondamment la préfecture.

LA LOI SUR L’EAU FAIT DÉBORDER LE VASE
La Haute-Garonne compte près de 1 200 irrigants concernés par une réforme de la loi sur l’eau qu’ils ont du mal à avaler. La nouvelle procédure d’autorisation de prélèvements d’eau évoquée par les services de l’État conduirait en effet à une perte de 30 % des prélèvements en moyenne en Midi-Pyrénées, et jusqu’à 70 % dans certains cas.

Pour la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) de Midi-Pyrénées, le calcul est simple : « Selon les estimations réalisées, sur les 240 000 emplois que fournit l’agriculture sur les 18 départements du bassin Adour-Garonne, de telles restrictions d’irrigation menaceraient directement de 5600 à 8400 emplois ».

Les agriculteurs dénoncent une méthode de réduction des volumes prélevables pour l’irrigation qui ne tient pas compte de la situation réelle observée des débits de cours d’eau au fil des saisons. « La seule proposition qui nous est faite actuellement se résume à regarder passer l’eau, sans pouvoir la prélever quand le milieu le permettra, et sans pouvoir la stocker non plus », déplore la FRSEA qui prône un retour à une utilisation de l’eau des rivières selon leur débit, et la création de capacités de stockage par la récupération d’eau de pluie qui leur est interdite.

Deux cortèges de tracteurs
Deux rassemblements sont prévus à 9 h 30, lundi matin. Au nord de Toulouse : au Marché d’intérêt national ; au sud de Toulouse : à la coopérative Sica Rouquet, à Pinsaguel.

À 11 h 30, départ du cortège pédestre et motorisé depuis le pont du Stadium. A 13 h 30 : arrivée à la préfecture. Fin de l’action prévue à 15 heures.

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Belfort : le parking souterrain fantôme

Stationnement. Il est fermé depuis un an et demi et personne ne sait ce qu’il va devenir.

Le concept était séduisant et, a priori, plein d’avenir. Il aura vécu dix-neuf ans de pannes et de flops commerciaux. Inauguré en 1991, le parking souterrain « automatisé » de la place Belfort est, depuis un an et demi, définitivement hors service. Le système hydraulique, qui déposait tout seul les voitures des clients dans deux silos de 54 places, n’était pas viable à long terme. Avec des coûts d’entretien faramineux et une fréquentation en berne – le cadre du quartier, où prospèrent deals en tout genre et prostitution, n’y est pas étranger – l’opération n’a jamais réussi à être rentable.

C’est donc pour mettre fin à ce gouffre financier que le concessionnaire du parc, la société Serep, a jeté l’éponge. Une décision qui a le don d’agacer la mairie de Toulouse. « L’entreprise qui gérait le parking a rompu unilatéralement le contrat qui la liait à la ville. Nous sommes actuellement en discussion avec elle, mais nous n’excluons pas de faire appel à la justice », explique Bernard Marquié, adjoint au maire en charge de la mobilité et des déplacements.

« DIFFICILE à REHABILITER »
Mais que deviendra l’infrastructure dans les années à venir ? « Nous avons demandé aux services de l’architecture ce que nous pouvions faire à la place de ces énormes trous. Il se trouve que c’est difficile à réhabiliter. En attendant, le concessionnaire maintient le site en sécurité », répond l’élu. Du côté des habitants, les grilles fermées du parking fantôme laissent un goût amer. « C’était un lieu de stationnement très sûr, puisque personne ne pouvait y accéder en dehors du personnel. C’est dommage qu’il soit fermé, et c’est préjudiciable pour les commerçants, car les gens ne trouvent plus d’endroits où se garer », souffle Gérard Setien, gérant d’une presse et président de l’association Belfort Village. Mais au-delà des problèmes « pratiques » que pose la fermeture du parc souterrain, celle-ci vient surtout renforcer le sentiment d’abandon des riverains. « Dans ce quartier, il y a du laisser-aller. Les jeux pour enfants sont occupés par des marginaux, les nuisances sonores sont quotidiennes… Il faudrait vraiment faire quelque chose, on se sent un peu négligé », regrette Jeannine, 70 ans. Et on ne peut pas dire que le parking désaffecté enjolive le tableau.

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Des voies réservées pour des lignes de bus plus pratiques

Transport. Les travaux de la voie bus du canal Saint-Martory, à Cugnaux, sont prévus avant fin 2011, la traversée de Ramonville et le trajet vers L’Union sont remis à l’étude. Le bus en site propre gagne l’agglo.

Le syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération Tisséo a dernièrement relancé deux projets de bus en site propre, ces lignes de bus qui circulent sur des voies dédiées avec priorité aux carrefours.

Il s’agit de la ligne de bus du canal de Saint-Martory, qui empruntera des voies dédiées sur le nouvel axe reliant Cugnaux au terminus du métro de Basso Cambo (ligne A) et de la ligne de bus de l’avenue Tolosane (RD 813) qui traversera le centre de Ramonville, permettant de le relier au métro (ligne B), station Université ou terminus de Ramonville.

UNE AIDE DU GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT
Le projet de voie du canal de Saint-Martory (la VCSM fait 5,4 km de long), sera réalisé conjointement au projet routier dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par le département de Haute-Garonne. Il a été retenu dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, au même titre que le tramway. Le chantier doit donc commencer avant la fin de l’année 2011 pour pouvoir bénéficier de la subvention nationale liée au Grenelle de l’Environnement (13 M€ pour le tramway et la VCSM). Le projet de VCSM est estimé à 32 M€.

Il a été approuvé après enquête publique le 15 décembre 2006. « Il devrait être réalisé en trois tronçons, le premier entre Basso Cambo et Eisenhower devrait démarrer en décembre 2011, il pourra être mis en service indépendamment des deux autres », précise Joël Carreiras, vice-président du Grand Toulouse et président de la Smat (société de la mobilité de l’agglomération toulousaine) qui pilote ces projets de transports en commun.

Le dossier de la traversée de Ramonville est, lui, relancé alors que seule la partie de la ligne de bus en site propre contournant le centre de la commune et desservant Castanet sur le RD 813 a été réalisée depuis le terminus de Ramonville.

« Nous repartons de zéro pour ce projet inscrit au plan de déplacements urbains, car l’aménagement projeté en 2006 n’a pas fait l’objet de déclaration d’utilité publique, étant insuffisant en ce qui concerne l’accès des personnes à mobilité réduite et les pistes cyclables », explique Joël Carreiras, qui ajoute : « Le comité de pilotage va se réunir au printemps et la concertation sera lancée en suivant pour un début des travaux (18 mois nécessaires) à l’été 2012 ».

La traversée du centre du bourg nécessite études et concertation notamment avec les commerçants du centre qui ne voient pas forcément d’un bon Å“il le lancement de travaux toujours perturbants en ville.

Ce type de transport en commun par bus prioritaire ou séparé du flux de circulation a la cote. « Il permet d’assurer des horaires et une desserte régulière et rapide à moindre coût », commente Joël Carreiras.

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Bouchon de l’année : 60 kilomètres de ralentissements hier matin

Routes. Un accident entre deux poids lourds a fait un blessé grave et provoqué la saturation totale de la rocade pendant près de trois heures.

Sur les caméras de l’autoroute, on voit un camion quitter la bande d’arrêt d’urgence, et reprendre sa route à allure réduite, sur la voie de droite. Un autre poids lourd, pour une raison indéterminée, vient le percuter par l’arrière. Il est 6 h 18 hier matin. Le choc est violent. Le conducteur du second camion, un Bordelais de 35 ans, est grièvement blessé aux jambes. Sur l’A64, dans le sens Toulouse-Tarbes, entre les sorties Chapitre et Francazal, la circulation est réduite à une voie, au lieu de quatre. La désincarcération du conducteur durera près de deux heures. L’onde de choc est impressionnante. De Muret à Sesquières, du Palays à Borderouge, l’ensemble de la rocade et les autoroutes d’accès à Toulouse vont être impactées. Plusieurs facteurs s’entrechoquent. On est mardi, l’un des deux jours les plus fréquentés sur les routes de l’agglomération (avec le jeudi). En plus, c’est la vraie rentrée, après deux semaines de vacances. Enfin, on est en plein milieu de l’heure de pointe. Tout le monde est là. C’est d’abord la rocade ouest qui est touchée, jusqu’à Sesquières, puis Lasbordes. Rapidement, le bouchon se propage jusqu’au Palays. La chaussée intérieure est aussi touchée. L’accident a eu lieu dans le sens Toulouse-Tarbes, mais sur la chaussée d’en face, un bouchon de « curiosité » se développe. Il remontera jusqu’au péage de Muret. « On était à l’arrêt juste après le péage, puis au pas jusqu’au lieu de l’accident, 13 km plus loin », témoigne un automobiliste. L’A624, entre Colomiers et la rocade, accuse 8 km de bouchons. Radio Trafic émet en continu sur le lieu de l’accident, pour expliquer la situation aux automobilistes. Au total, ASF et la Direction des routes nationales du Sud-Ouest relèveront près de 60 km de bouchons cumulés. Selon les observateurs de ces deux structures, ce bouchon est l’un des pires observés depuis des mois. Le dernier en date, le 15 septembre 2009, n’avait cumulé « que » 40 km de bouchons.

« La rocade une jungle »
S’il est une profession touchée par les fréquents bouchons de la rocade, ce sont bien les taxis. « Entre 8 heures et 9 heures, c’est simple, on ne s’y aventure pas. C’est devenu la jungle, pire que la forêt amazonienne », estime Olivier Lascombes, taxi indépendant. Les plus grands connaisseurs de l’agglomération ont désormais du mal à s’extirper du bourbier et à emmener leurs clients à bon port, rapidement. « Avant, on pouvait trouver des voies secondaires relativement dégagées, mais aujourd’hui, même celles-là sont encombrées », estime notre chauffeur de taxi. Il n’ose pas l’affirmer, mais selon certains témoignages, des chauffeurs refuseraient des clients lorsqu’il faut affronter la « jungle ».

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Les grandes manœuvres de la rue alsace

Les travaux de la rue, qui devaient durer trois ans, pourraient être accélérés

Depuis le 8 février, pelleteuses et marteaux-piqueurs s’affairent sur le tronçon sud de la rue Alsace, entre Esquirol et la rue Lafayette. Cette première phase de travaux, qui concerne la mise aux normes des différents réseaux souterrains et doit durer jusqu’à la fin de l’année, connaît quelques aléas. En une semaine, deux conduites de gaz ont été endommagées, nécessitant l’évacuation d’une partie de la rue. «Il s’agit d’un chantier lourd et complexe qui touche à des réseaux qui n’ont pas été changés depuis cinquante ans. Nous avons des schémas obsolètes, cela prouve qu’il fallait s’occuper autant du dessus que du dessous», a estimé hier le maire, Pierre Cohen, lors de la présentation de l’avant-projet d’aménagement de l’artère.
Plateau piétonnier en question
Sa version finalisée doit être rendue dans un mois et demi. D’ici là, l’architecte-urbaniste Bruno Fortier aura tranché plusieurs questions. Et notamment la façon dont il va pouvoir réduire la durée de ce chantier de 14 millions d’euros. Initialement, les travaux de surface devaient débuter fin janvier 2011 pour s’achever juste avant Noël 2012. Au total, trois années de palissades et de coups de pioche que les commerçants ont du mal à digérer. Les élus lui ont donc demandé de réduire de 4 à 5 mois cette période. « Avec des contraintes drastiques nous aurions pu restreindre les travaux à dix mois mais la priorité est donnée à l’accès aux magasins», note le responsable du projet.
Ce dernier devra aussi trouver une solution consensuelle sur le partage de la rue entre automobilistes, piétons et cyclistes. L’idée d’un plateau piétonnier, où le passant aurait la priorité sur les vélos et les voitures, est en train de faire son chemin. Du côté de l’association vélo, on est dubitatif. «Aujourd’hui cela ne fonctionne pas trop mal. Il faut absolument que les repères au sol soient maintenus, sinon les cyclistes vont zigzaguer et cela créera des conflits», plaide d’ores et déjà son président, Florian Jutisz.

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Transports : Tisséo agrandit Campus Trafic, qui centralise ses services pour plus d’efficacité

L’inauguration de ces nouveaux locaux, situés au cœur du parc d’activité de Montblanc, a eu lieu en présence de Pierre Cohen, maire de Toulouse, de Claude Raynal, président délégué de la Communauté Urbaine, et de Gérard André, maire d’Aucamville et président de la régie Tisséo. Depuis décembre 2009, les agents disposent de nouveaux matériels et d’un système permettant de gérer le trafic des bus en temps réel. L’objectif : être plus réactif en cas de problème sur le réseau.

Avec 500 m2 de surface supplémentaire, le site accueille désormais un centre gérant les bus et les tramways, les services « circulation » de la Mairie et de la Police, ainsi qu’ « Allô Tisséo », la plateforme téléphonique qui traite les appels des usagers. « Avoir réuni les services de contrôle de la police, de la mairie et du réseau nous permet d’être beaucoup plus réactifs dans la transmission d’information, et d’éviter des communications téléphoniques permanentes », s’enthousiasme Luc Demeester, superviseur du Poste de Contrôle Central (PCC).

En investissant près de 18 millions d’euros sur deux ans, la ville s’est dotée d’un nouveau système, développé par une entreprise indépendante, et permettant à Tisséo de connaître en temps réel la position de chaque autobus du réseau, à l’aide d’un système par satellite. « On évite ainsi les trains de bus, qui ont pour effet de créer de longues attentes pour les usagers, explique Thomas Ducrest, chef de projet du SAEIV. Avec ce système, Toulouse s’apprête à rattraper son retard par rapport à d’autres villes de France dans le domaine des transports. »

Le service rendu aux usagers devrait également être amélioré par l’installation aux arrêts de bus de panneaux qui indiquent le temps d’attente, comme cela se fait déjà en région parisienne. Le système est pour l’instant en phase d’essai à Toulouse, et sera élargi à partir de juin 2010. Au total, 180 arrêts de bus devraient être équipés de panneaux à la fin 2010. Début 2011, les usagers pourront recevoir les horaires de passage par SMS. Une application pour l’iPhone est même envisagée.

Enfin, des améliorations sont prévues au niveau du standard téléphonique « Allô Tisséo », qui traite une moyenne de 700 appels par jour. Parmi elles, l’augmentation des horaires d’accueil, et le développement de la connaissance de l’Anglais, pour pouvoir traiter les appels d’interlocuteurs étrangers.

L’inauguration a eu lieu peu de temps après la résolution d’un conflit entre le personnel et la direction de Tisséo. Après un mois de décembre tendu avec le débrayage des agents du métro, les syndicats menaçaient d’appeler à la grève des bus au début du mois de mars, réclamant notamment une augmentation des salaires. Un arrangement a finalement été trouvé. « Cet accord est très important, selon Pierre Cohen, car il recrée un climat social positif. Tout le monde y trouve son compte, y compris le contribuable. »

Dans le même temps, le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) a annoncé les orientations budgétaires pour l’année 2010. La dette cumulée de la régie continue de se creuser, avec 1,35 Md€ (contre 1,29 Md€ en 2009), et l’emprunt repart à la hausse, s’élevant à 97 M€ pour l’année qui arrive (contre 90 M€ en 2009).

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Campus Trafic : dans le cerveau de la circulation

Transport. Depuis ce PC central, à Atlanta, on commande bus, feux, autos et bientôt tramway.

C’est un immeuble anonyme situé juste en face du dépôt de bus d’Atlanta. Ici se cache le PC circulation de toute l’agglomération toulousaine. Les services spécialisés de la communauté d’agglomération du Grand Toulouse, de Tisséo, la régie publique des transports urbains, mais aussi de la Dirsso, la direction des routes du sud-ouest (service de l’État, ex-Équipement) ou de la Police nationale, suivent en direct sur leurs écrans vidéo ou numériques la progression des automobilistes, des bus Tisséo et bientôt du tramway.

Des écrans qui affichent, en temps réel, encombrements et incidents divers de circulation sur le périphérique toulousain, les rocades d’accès ou les principaux axes de la ville (boulevards, avenues et rues névralgiques).

Une barrière automatique permet de filtrer l’accès au parking de Campus Trafic, nom de ce PC circulation ouvert en novembre 1998, qui regroupe, sous le même toit, le PC Capitouls (salle de suivi du trafic de l’agglomération, d’où l’on commande et régule les feux aux carrefours), le centre de la Dirsso et son mur d’images qui permet de suivre la circulation sur le périphérique et les rocades, ou le bureau de la Police nationale, dont les écrans permettent uniquement le suivi Circulation.

Dernièrement, les services de Tisséo se sont regroupés dans une salle ultramoderne où chaque opérateur gère et régule une dizaine de lignes de bus, soit en moyenne 80 services. Il travaille sur une console de régulation comportant radio (en contact avec les conducteurs), géolocalisation des véhicules et contrôle des heures de départ. Un superviseur dispose en plus de caméras dont les retours apparaissent sur le mur d’images de la salle, qui régulera bientôt le trafic du tramway de la future ligne E (mise en service en décembre).

Le PC est capable d’intervenir très vite en cas de crise (incident voire accident, bouchons, etc.)

Dans la salle voisine, séparée par de simples baies vitrées, les agents d’Allô Tisséo répondent aux questions des usagers et les assistent pour trouver la ligne ou l’horaire correspondant à leur itinéraire. 18 891 appels traités par mois en moyenne en 2009, avec un pic de 66 412 appels en décembre 2009, en raison des intempéries et de la grève du métro.

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Quand le radar feu s’emballe, les conducteurs râlent

Sécurité routière Route de Saint-Simon : le radar soulève beaucoup de questions.

Quand c’est pas l’un… c’est l’autre ! Après les doutes émis sur le radar feu de l’avenue de Fronton, c’est au tour de celui placé sur la route de Saint-Simon de faire parler de lui. Alors que plusieurs automobilistes se sont plaints de s’être fait flasher injustement, une enquête sur place s’impose. À peine installé au niveau de l’objet par qui le scandale arrive, un monospace blanc s’y arrête. La portière côté passager s’ouvre, laissant surgir un quadragénaire visiblement énervé. L’homme crache en direction du radar, en vociférant : « je lui casse sa race maudite ! » Le ton est donné.

UN RADAR « JUSTIFIÉ » MAIS « TROP SENSIBLE »
Pourtant, à première vue, le radar ne se déclenche que lorsqu’il y a franchissement du carrefour. En l’occurrence, du chemin d’Abadie. En une heure de stationnement aux côtés du pylône noir, trois flashs ont été recensés. Pour deux d’entre eux, la fraude ne pouvait souffrir d’aucune contestation. Le conducteur n’a même pas pris la peine de freiner sitôt le feu grillé, il a tracé sa route comme si de rien n’était. Pour Sylvain, riverain, le choix du radar est donc justifié : « les gens roulent comme des branques ici ! Si une amende et quelques points peuvent leur faire changer d’attitude, pourquoi pas. » Pour un feu grillé, l’automobiliste risque 135 euros d’amende, et 4 points en moins sur son permis.

Problème : certains conducteurs se plaignent du système, jugé trop sensible. « Le radar n’est pas indiqué par un panneau, et il s’actionne dès que la voiture dépasse la ligne de pointillés, c’est dingue ! » Pour un autre automobiliste, le sentiment est encore plus amer. Voulant tourner à droite après le feu, il a été flashé alors qu’il se rabattait après avoir doublé une grosse berline mal garée qui empiétait sur la voie. Pas plus d’une roue a franchi la ligne, et le radar infernal a pourtant crépité par deux fois. « J’espère que je n’aurai rien à payer, ce serait vraiment illogique de punir ceux qui n’ont rien fait ! »

Selon le Code de la route, les conducteurs doivent s’arrêter aux pointillés. Cependant, certains spécialistes estiment que le Centre de constatation des infractions fait le tri parmi tous les clichés. Seuls ceux en réelle infraction seraient verbalisés, soit 47 %. De quoi être rassuré, tout en restant vigilant.

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