Pourra-t-on éviter la grève des conducteurs de bus ?
Transport. Les syndicats souhaitent l’application des avantages métro aux 1 700 salariés de Tisséo. Et menacent de bloquer les dépôts le 1er mars.
L’ancien président de Tisséo a-t-il laissé une bombe à retardement avant d’être débarqué du syndicat mixte des transports en commun (SMTC) ? En signant, le 21 décembre 2009, un accord donnant toute satisfaction à la demande des agents du métro en grève, le Vert Stéphane Coppey a fait, en quelque sorte, un cadeau empoisonné à son successeur, Pierre Cohen (PS).
Car, dès la signature de l’accord métro, les syndicats, et principalement Sud Transport, majoritaire chez les conducteurs de bus, ont mis la pression sur la nouvelle équipe dirigeante de la régie publique des transports, sur le thème : pas question de voir les salaires des collègues du métro s’envoler de vingt points sans qu’il y ait une compensation pour les autres traminots.
PRÉAVIS DE GRÈVE DE L’INTERSYNDICALE
Le problème, c’est que l’accord octroyé aux agents du métro, accord que le SMTC a validé lors de son dernier conseil syndical, concerne une petite centaine d’employés alors que la demande actuelle des syndicats se rapporte à quelque 1 700 agents (1 100 chauffeurs, 500 techniques et une centaine d’administratifs).
La négociation salariale annuelle a débuté jeudi 4 février. Chaque syndicat a donné son cahier revendicatif.
L’ensemble des syndicats, sauf FO, a déposé un préavis de grève pour le 1er mars, jour du vote du budget de Tisséo.
L’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGC, CGT et Sud) menace de bloquer les bus ce jour-là si ses revendications salariales ne sont pas suivies.
« Pas question que l’écart se creuse avec les agents du métro, qui sont cadres ou agents de maîtrise et assimilés alors que le reste du personnel (ouvriers, chauffeurs et techniques), au bas de l’échelle, serait oublié », lance Franck Delperrier, de Sud Transports, qui menace de bloquer les dépôts de bus s’il n’obtient pas satisfaction. À 13 jours, des régionales.
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