Le lobby des vélos interpelle les candidats aux régionales
8 février 2010
Transports. L’association Vélo Toulouse veut connaître leur politique cyclable.
À l’image des lobbies américains et toutes proportions gardées, l’association Vélo Toulouse s’invite dans la campagne des régionales en interpellant les candidats sur leur politique cyclable. Florian Jutisz, le président de l’Association reconnaît et revendique cette stratégie. Les cyclistes sont devenus un vrai lobby. Ils ont donc un poids électoral dont il serait bien stupide de se passer : « Comme lors des municipales de 2008 nous souhaitons que les candidats aux régionales se prononcent pour savoir quelle politique ils conduiront s’ils sont élus au conseil régional en mars prochain. »
Ainsi, Vélo Toulouse a fait parvenir un questionnaire à chacun, portant sur cinq grands axes : l’intermodalité train + vélo ; la promotion du vélo comme mode d’accès aux lycées ; le développement des « véloroutes » et voies vertes avec les financements qui vont avec ; l’intégration du vélo dans la politique régionale du tourisme ; l’adoption d’une politique de promotion et de communication en faveur du vélo comme mode de déplacement.
Le poids des cyclistes est devenu tel que les candidats ne s’y sont pas trompés, eux qui ont pris part samedi à un débat organisé au siège de l’association Vélo Toulouse à l’occasion de l’assemblée générale de celle-ci. Les listes UMP, PS, Verts et Modem sont venues présenter leurs projets cyclables. Ils seront publiés d’ici la fin de la semaine sur le site internet de l’association, à l’adresse suivante : http://toulousevelo.free.fr.
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Un siècle de rue Alsace
7 février 2010
Patrimoine. La rue Alsace-Lorraine fait peau neuve après 136 ans d’existence. 2 ans de travaux seront nécessaires pour transformer le provisoire en définitif.
Où sont-elles donc les élégantes du temps jadis qui trottinaient le long de la rue Alsace, au début du siècle dernier ? Chapeaux fleuris et jupons à crinolines volettent autour des canotiers ou des casquettes « Belle époque » de Toulousains en costumes sur de vieilles photographies jaunies ou des cartes postales colorisées qui ressemblent à des tableaux impressionnistes.
La plus longue rue commerçante de la Ville rose (600 mètres) est une vieille dame vénérable, plus que centenaire. L’aménagement réalisé en 2007 à la demande de Jean-Luc Moudenc sur les plans de l’urbaniste Pierre Roca d’Huytera n’a été qu’un toilettage provisoire, aujourd’hui à refaire.
Les premiers coups de pelle et de pioche ont été donnés lundi dernier pour un chantier de rénovation définitif qui va redonner tout son lustre à la rue Alsace, mais dans la seule partie comprise entre le square de Gaulle (Donjon du Capitole) et la place Esquirol. La nouvelle municipalité de Pierre Cohen a fait appel à l’urbaniste parisien Bruno Fortier pour redessiner un axe minéral et sobre, fait pour durer. Les candélabres au dessin très contemporain apporteront une touche résolument moderne.
Exit donc, le revêtement noir que certains trouvaient déjà dégradé le jour même de l’inauguration. Un noir qui tranchait avec la brique jaune et ocre des immeubles de 17,50 m de haut bâtis fin XIXe siècle sur les plans de l’urbaniste Urbain Maguès.
La rue Alsace-Lorraine est une des rares artères haussmanniennes de la Cité des Violettes. Large d’une quinzaine de mètres, elle est loin d’atteindre la taille de ses grandes sÅ“urs parisiennes. Sa perspective pas tout à fait aboutie, l’ordonnancement des façades aux balcons de fonte moulée et aux décors de pierre sculptée pas toujours respectés, contribuent sans doute à son charme très toulousain, au cÅ“ur d’une ville médiévale où les ruelles s’insinuent entre les palais de la riche époque du pastel.
Les Toulousains adorent y faire leurs courses, à l’enseigne des successeurs de la « Compagnie française » (Adidas jusqu’il y a peu), du « Capitole » (Galeries Lafayette) ou « Au gaspillage » (où Bouchara a cédé la place à Zara).
Des calèches à cheval au métro, dont la bouche s’ouvre depuis 1993 au bord du square, en passant par le tramway, la rue a connu tous les modes de transport. L’aménagement de 2007 a eu le mérite de la rendre aux piétons, cyclistes et autos se partageant un espace restreint. Un choix qui n’est pas remis en cause par l’aménagement projeté.
L’aménagement projeté par Bruno Fortier englobera le square de Gaulle (en haut), un peu comme sur cette carte postale « pointilliste » (2). Seul le tramway construit à la fin des années vingt date ces clichés (2 et 3). Le square (1) avec son kiosque à journaux. En 1957, ce cycliste a voilé sa roue dans un rail de tram’qui vit ses derniers trajets toulousains (4). En 2007, l’aménagement provisoire rend la rue semi-piétonne (5). La rue en 1997, alors ouverte à la circulation (6).
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Pourra-t-on éviter la grève des conducteurs de bus ?
7 février 2010
Transport. Les syndicats souhaitent l’application des avantages métro aux 1 700 salariés de Tisséo. Et menacent de bloquer les dépôts le 1er mars.
L’ancien président de Tisséo a-t-il laissé une bombe à retardement avant d’être débarqué du syndicat mixte des transports en commun (SMTC) ? En signant, le 21 décembre 2009, un accord donnant toute satisfaction à la demande des agents du métro en grève, le Vert Stéphane Coppey a fait, en quelque sorte, un cadeau empoisonné à son successeur, Pierre Cohen (PS).
Car, dès la signature de l’accord métro, les syndicats, et principalement Sud Transport, majoritaire chez les conducteurs de bus, ont mis la pression sur la nouvelle équipe dirigeante de la régie publique des transports, sur le thème : pas question de voir les salaires des collègues du métro s’envoler de vingt points sans qu’il y ait une compensation pour les autres traminots.
PRÉAVIS DE GRÈVE DE L’INTERSYNDICALE
Le problème, c’est que l’accord octroyé aux agents du métro, accord que le SMTC a validé lors de son dernier conseil syndical, concerne une petite centaine d’employés alors que la demande actuelle des syndicats se rapporte à quelque 1 700 agents (1 100 chauffeurs, 500 techniques et une centaine d’administratifs).
La négociation salariale annuelle a débuté jeudi 4 février. Chaque syndicat a donné son cahier revendicatif.
L’ensemble des syndicats, sauf FO, a déposé un préavis de grève pour le 1er mars, jour du vote du budget de Tisséo.
L’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGC, CGT et Sud) menace de bloquer les bus ce jour-là si ses revendications salariales ne sont pas suivies.
« Pas question que l’écart se creuse avec les agents du métro, qui sont cadres ou agents de maîtrise et assimilés alors que le reste du personnel (ouvriers, chauffeurs et techniques), au bas de l’échelle, serait oublié », lance Franck Delperrier, de Sud Transports, qui menace de bloquer les dépôts de bus s’il n’obtient pas satisfaction. À 13 jours, des régionales.
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Des logements nouvelle génération pour les étudiants
7 février 2010
Urbanisme. Le chantier de la résidence Renée-Bonnet a été lancé hier.
C’est à l’occasion des rentrées universitaires que l’on mesure souvent les progrès restant à accomplir dans l’agglomération toulousaine en terme de logements pour les étudiants.
La région Midi-Pyrénées est consciente et prend ce problème épineux à bras-le-corps. Son président, Martin Malvy, confirme : « Nous voyons les difficultés augmenter. Cette année, il y a eu 10 % de boursiers en plus. C’est pour cela que le logement des étudiants fait partie de nos priorités ».
Plusieurs projets ont été pensés et élaborés pour répondre à ce besoin. Celui du site Renée-Bonnet, mis au point par l’entreprise « Nouveau Logis Méridional » en est un. Ses travaux ont débuté hier, par la pose symbolique de la première pierre du futur bâtiment, en présence notamment de Martin Malvy et du conseiller général Patrick Pignard qui représentait le président Pierre Izard. La construction s’achèvera en novembre 2011.
283 LOGEMENTS
Le futur bâtiment proposera 283 logements : 265 studios d’environ 18 m² et 18 T2 d’une surface de 37 m², pour un coût total de 12 millions d’euros. « C’est une résidence sociale, précise Nicolas Gigot, directeur régional du « Nouveau Logis Méridional ». Les loyers des studios seront compris entre 120 et 125 € par mois et ceux des T2 sont fixés à 130 € une fois déduites les aides au logement (APL) ». Nul doute que les pensionnaires des universités et des écoles apprécieront.
L’édifice bénéficiera d’une connexion aux réseaux de la résidence Clément-Ader, située à deux pas, et du campus de l’Université Paul-Sabatier. À noter que cette opération a bénéficié d’une aide de 217 000 € de la Région Midi-Pyrénées, à laquelle s’ajoute la mise à disposition du terrain pour ces logements certifiés « habitat et environnement ».
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Empalot : le grand défi
6 février 2010
Urbanisme. Un projet d’envergure, à échéance 2014, a été dévoilé jeudi soir aux habitants du quartier.
Une centaine de personnes a répondu à l’invitation du maire de Toulouse, jeudi soir à la maison des associations, pour la présentation du projet urbain d’Empalot. Les habitants ont pris connaissance des orientations des architectes Germe et Jam, lauréats du concours d’urbanisme, associés à une équipe d’une vingtaine de personnes, paysagistes et designers.
Le maire, Pierre Cohen, s’est félicité de l’engagement des habitants d’Empalot, de Saint-Michel et de Saint-Agne, des associations de quartier et des partenaires institutionnels au sein d’une longue concertation, qui a débouché sur le cahier des charges remis aux architectes.
L’atelier parisien Jam de Philippe Chavanes, l’architecte Patrick Germe sont « allés à la rencontre d’un quartier qu’ils ne connaissaient pas ». Leur projet, dont la réalisation s’étale à échéance 2014, veut notamment ouvrir le quartier d’Empalot sur la Garonne, avec l’aménagement des jardins de la berge, qui formeront une promenade urbaine. Deuxième point fort du projet, l’aménagement de l’avenue Jean-Moulin en « agora », qui rassemble commerces (avec un futur supermarché), équipements et institutions. Troisième élément, la restauration et l’ouverture vers l’extérieur du Mail, cet « événement paysager majeur », mais « mal desservi », « encaissé, en arrière des Chalets et de la longue barre 27 qui forment des obstacles opaques aux traversées est- ouest ». La « Prairie » serait un espace ouvert de jeux et de détentes, lien paysager entre Mail et Garonne. Enfin, le projet de l’équipe Jam-Germe souhaite redonner ses lettres de noblesse à la « place » Empalot. « Notre but est de la lire comme un seul ensemble unifié en trois parties, l’une face au métro, la seconde face à la médiathèque, la troisième face au pôle petite enfance ».
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Tournefeuille. Piétons et cyclistes bichonnés avenue du Marquisat
6 février 2010
Une nouvelle signalétique leur donne la priorité. L’expérience pourrait s’étendre en ville.
« Cédez-le-passage » à la fois pour les voitures et les vélos, possibilité pour les cyclistes de circuler dans un sens et non dans l’autre sur une piste cyclable… À Tournefeuille comme dans de nombreuses communes, des aberrations compliquent chaque jour les déplacements urbains des deux-roues.
Pour tenter d’y remédier sur l’avenue du Marquisat, un nouveau système de signalisation vient d’être mis en place. À l’angle de la rue de la Cascade et de l’avenue, comme tout le long de cette voie très passagère, des panneaux et indications au sol tentent de modifier les comportements.
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Blagnac. Les policiers démantèlent le gang des autoradios
6 février 2010
L’enquête a été rondement menée.
Le nombre de vols d’autoradios est en en train d’exploser sur la circonscription de Toulouse. La vigilance de policiers columérins vient d e leur permettre de mettre la main sur trois spécialistes. Le 28 janvier à 4 heures du matin, du côté du parking de la gare, ils patrouillaient dans une voiture banalisée quand une Peugeot 205 s’enfuit au moment d’être contrôlée.
La course-poursuite s’engagea alors jusqu’à la voie du TOEC. Là , les occupants du véhicule, se sont empressés de s’enfoncer dans les futaies. Mais deux d’entre eux ont été rapidement rattrapés à la course et aussitôt placés en garde à vue. Dans la voiture, les policiers ont retrouvé huit autoradios et deux GPS.
La suite de l’enquête fut difficile à mener car l’un des deux individus, ne parlant pas français et se disant Marocain, prétendait être mineur. La radiographie osseuse des poignets pratiquée au service de médecine légale de l’hôpital Rangueil permit de démontrer que l’individu a bien 19 ans et non 16 ans.
Le jeu de piste mena ensuite les policiers dans un appartement des Castalides à Toulouse.
Ils interpellèrent alors le troisième homme qui, lui non plus, ne parlait pas français, se prétendait orphelin et mineur.
Direction à nouveau le CHU Rangueil pour la même radiographie que son collègue et le même résultat.
Les trois hommes (le conducteur court toujours) ont été remis en liberté et comparaîtront devant le tribunal le 9 février.
Un délicat travail d’identification du matériel volé a permis aux policiers de restituer aux victimes la quasi-totalité des autoradios et des GPS.
Pour le commandant Marc Terrail, cette « descente » à Colomiers des voleurs toulousains avait été programmée. « Sur Toulouse, le nombre de vols à la roulotte a été multiplié par deux. Les parkings des résidences fermées et les parkings en sous-sol des immeubles permettent aux bandes organisées de multiplier les vols en peu de temps. On pense que ces autoradios sont ensuite revendus par lots soit dans le Maghreb soit dans les pays de l’Est », ajoute Marc Terrail.
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Treize mois de chantier pour une liaison autoroutière
5 février 2010
Les péages viennent d’augmenter… Une hausse sensée financer les investissements. Comme l’aménagement de la rocade de Montauban.
Les tarifs autoroutiers ont augmenté lundi d’environ 1 % (1)… Autoroutes du sud de la France (ASF) justifie cette hausse par l’ampleur des charges qu’elle doit assumer sur son réseau long de 2 364 kilomètres : entretien, construction mais aussi modernisation du réseau.
Dans ce cadre, la rocade de Montauban sur l’A.20 gérée par les ASF va faire l’objet d’un vaste et long chantier de mises aux normes autoroutières qui va bientôt démarrer. 27 millions d’euros seront investis sur cet itinéraire d’ici à la fin 2011.
ÉCHANGEURS DE SAPIAC, BEAUSOLEIL, LES CHAUMES, ZI NORD
Dés la fin mars, d’importants travaux d’aménagement seront donc menés sur quatre échangeurs de la rocade montalbanaise : l’échangeur de Sapiac (n° 64), celui de Beausoleil (n° 63) ainsi que les échangeurs des Chaumes (n° 62) et de la ZI Nord (n° 61). La première phase d’une durée de 6 mois concernera les échangeurs de sapiac et du nord, la seconde d’une durée de 7 mois portera sur les échangeurs des Chaumes et de Beausoleil. Tous ces échangeurs seront reconfigurés pour offrir une plus grande fluidité de trafic. Pour ce faire, des carrefours giratoires seront créés à chaque sortie pour raccorder dans les meilleures conditions de sécurité cet itinéraire autoroutier (sur lequel 3600 véhicules/ heure transitent) au réseau départemental.
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Blagnac. Les rues touchées par les travaux du tram rouvrent
5 février 2010
Circulation. La cohabitation entre tous les usagers va commencer en attendant l’ouverture la ligne E.
Cahin-caha, le déploiement de l’itinéraire se poursuit, pourraient dire les riverains de la route de Grenade, la portion encore la plus impactée par les travaux de la ligne E.
« Nous veillons à maintenir alternativement deux passages sur quatre pour traverser cet axe, entre le Carrefour du Relais et le carrefour Servanty », explique Gilles Détente des services de la voirie à la mairie. Des restrictions qu’ont aussi connues les riverains des autres quartiers. « La réouverture de la trémie sous le néo rond-point du Relais améliore l’accès vers le centre ville, confie Jean-Paul Tejedor, l’adjoint au maire délégué à la circulation, tout comme l’accès autorisé sur l’avenue Louis Aragon débloque tout un pan du Grand Noble ». Mais cette dernière voie ne sera plus ouverte à la seule circulation automobile. « Le PLC (Plan Local de Circulation), en cours de définition, doit préciser clairement les sens de circulation, tous modes confondus, poursuit l’élu, et il faudra apprendre à cohabiter ».
Avec les cyclistes et piétons, mais aussi le tramway lui-même, et l’apprentissage va commencer très bientôt. « Une campagne d’information va débuter, indique Gérard Pavageau, directeur du Tramway à la Smat, pour expliquer le déroulement des opérations ». Jusqu’à présent, les essais entre Garossos et le lycée ne concernaient que les rames elles-mêmes, aussitôt qu’elles étaient prises en charge à leur arrivée de l’usine. « Désormais, il s’agit d’essayer la ligne elle-même, avec toute la signalisation associée, sur un tiers du parcours, entre Garossos et le commissariat, détaille le responsable, tout en procédant à la formation de la centaine de traminots ». Le début d’une cohabitation qui n’en finira pas, avec des feux rouges d’un nouveau genre, et il ne faudra plus se fier au bruit des moteurs.
Changement d’époque, et de mÅ“urs, à un bout de la ville, dernière soudure de rail à l’autre bout en avril, et une date officielle, ouverture du service aux voyageurs le samedi 4 décembre 2010, exactement 101 ans après le jour de l’inauguration du tramway de l’agglomération lilloise (première génération).
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Un nouveau pic de pollution dans l’air
5 février 2010
Environnement. Pas de vent, le froid, le trafic routier et les chauffages ont boosté le dioxyde d’azote.
Vous avez la gorge qui picote ces derniers jours, voire un peu de mal à respirer ? Ne cherchez pas. L’air est carrément médiocre depuis mardi sur l’agglomération toulousaine. Le froid sec, combiné à l’absence quasi nulle de vent, additionné au trafic routier, aux conduits de chaudières et cheminées qui carburent… il n’en fallait pas plus pour que le dioxyde d’azote ne fasse un pic de pollution !
Mardi soir, l’Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées (Oramip) a activé, via la préfecture, sa procédure d’information du public face à ce type de pollution. Entre 19 heures et 20 heures, des concentrations de dioxyde d’azote supérieures à 200 µg/m3 ont été enregistrées sur plusieurs stations de l’agglomération. « On déclenche la procédure si au minimum deux stations de surveillance, dont une située en zone urbaine, dépassent ce seuil de tolérance », explique Pierre-Yves Robic, responsable des études Oramip. C’est bien ce qui survenu avec la station Jacquier, au sud de Toulouse (Reynerie) qui a atteint 236 µg/m3 de dioxyde d’azote en moyenne à l’heure ainsi que sur deux autres stations en proximité du périphérique au sud (sortie Busca) et de l’aéroport de Blagnac qui a mesuré une moyenne horaire de 246 µg/m3 de ce polluant. Pas de quoi s’affoler mais la prudence est recommandée pour les personnes fragiles sur le plan respiratoire, des personnes âgées, des jeunes enfants et de ceux qui pratiquent une activité sportive. Question air ambiant, ce mercredi n’était guère mieux. Les conditions météo, sans vent, n’ont pas entraîné la dispersion de ce polluant. Au contraire. Il a été légèrement majoré par la présence de particules en suspension (PM10) qui altèrent encore plus la qualité de l’air. La seule bonne nouvelle est que le vent de sud ouest qui était annoncé pour cette fin de semaine devrait faire remonter le fond de l’air, à des valeurs tout à fait respirables.
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