Ramonville : un quartier écolo et métro
11 mars 2010
Urbanisme. La construction de l’écoquartier de Buchens est lancée ce jour à Ramonville. 406 logements sociaux, en accession ou étudiants, des bureaux, commerces et espaces verts à l’horizon 2011-2013 autour du terminus métro.
En cette période de développement durable et de réchauffement climatique, les projets d’écoquartiers poussent comme des champignons, dans l’agglomération toulousaine comme ailleurs. Andromède à Blagnac, Vidailhan à Balma, bientôt la Cartoucherie à Toulouse, chacun revendique la primeur et le label écologique.
L’écoquartier de Buchens au terminus métro de Ramonville (ligne B) est lancé aujourd’hui officiellement. Il s’étendra à l’horizon 2011 (1re tranche)-2013 (livraison finale) sur 4,2 ha de superficie, au pied de la nouvelle caserne des pompiers ultramoderne et du métro, bordés par le canal du Midi et le petit bois rendu célèbre par son triton marbré, à deux pas de l’Université Paul-Sabatier, de Rangueil, des zones d’activités du Parc du canal ou de Lespinet. Un emplacement stratégique à la frontière de Toulouse et Ramonville qui permet de privilégier l’éco-mobilité.
« Un écoquartier, c’est d’abord un quartier bien desservi en transports en commun et avec une forte densité, ici on est à 100 logements à l’hectare », confie Bertrand Bourrus, directeur général de la SA HLM des Chalets. L’organisme social, émanation du conseil général (qui détient 66 % de son capital) est l’aménageur global du projet où interviennent divers partenaires : promoteurs privés et autres organismes HLM. « C’est, je crois, une première qu’un organisme HLM joue ce rôle dans ce type d’opération », commente le responsable. L’urbaniste Capterre a été choisi sur appel à projet pour coordonner le programme avec l’architecte paysagiste albigeoise Labarthe.
Le projet prévoit 406 logements, dont 40 % de HLM, en locatif (86 pour SA HLM des Chalets et 39 de Colomiers Habitat) et en location/accession sociale à la propriété (129 logements des Cha-
lets), une résidence étudiante (98 studios) du Nouveau Logis Méridional, et
du logement privé (52 logements en accession privée à la propriété-Promo Midi). Il s’agit d’immeubles dont la hauteur va de R + 3 à R + 7. Les surfaces sont comprises entre des studios étudiants de 16 m2 et du T1 au T5 pour le reste.
L’écoquartier comprendra aussi 6 000 m2 de bureaux et 600 m2 de commerces (moitié surface de vente et moitié services), ainsi que des équipements publics (crèche, salle de quartier), un hôtel (deux étoiles + ou trois étoiles) et un restaurant (ouvert le soir) autour d’un mail et d’une place centrale « villageoise » et à proximité d’espaces verts et du canal.
« Le projet a été lancé par la mairie de Ramonville, du temps de Pierre Cohen, la commune étant propriétaire du terrain qu’elle nous a vendu », explique Bertrand Bourrus, « on arrive à un tarif de vente moyen très attractif de 2 265 € le m2 alors que le prix du marché à Ramonville tourne autour des 3 000 €». Une bulle de vente est installée sur place.
Les bâtiments sont à basse consommation (BBC, norme obligatoire à partir de 2012) avec chauffage collectif au gaz, eau chaude sanitaire solaire, récupération de l’eau de pluie (pour l’arrosage public) et quelques terrasses végétalisées, ou à très hautes performances énergétiques (THPE). L’écoquartier pionnier de Pierre Cohen… à Ramonville verra ses premiers immeubles livrés fin 2011 et la totalité fin 2013.
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11 mars 2010
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Routes : la peur du verglas
9 mars 2010
Météo. Après les flocons, le verglas. Prudence si vous prenez la route…
Et maintenant faut-il avoir peur du verglas ? La Haute-Garonne, du Piemont Pyrénéen à la métropole toulousaine, va-t-elle se transformer en une gigantesque patinoire ce mardi ?
Certes, les flocons ont cessé hier soir. Après ce nouvel épisode de neige, c’est désormais le risque de verglas sur les routes, lié au gel, à la baisse des températures (jusqu’à -5 °C) qui prend le relais. Tous les services de voirie, ceux de la Ville de Toulouse, des ASF et de la DIR Sud ouest sont sur le pied de guerre depuis 48 heures, pour saler et sabler les grands axes routiers. La préfecture invite à la prudence si vous devez prendre la route ce matin, conseille aux usagers de limiter leurs déplacements s’ils ne sont pas nécessaires. Les routes seront glissantes, avec la formation de plaques de glace et de neige gelée, concentrées sur les axes secondaires, les ronds points… Ce lundi malgré des chutes de neige soutenues tout au long de la journée, la circulation a été globalement fluide sur l’ensemble du réseau routier à la (bonne) surprise générale. Sur la rocade, la direction des ASF a constaté « entre 25 et 30 % de véhicules en moins en période de pointe qu’un lundi ordinaire ». À croire que les usagers avaient pris de bon matin leurs dispositions pour ne pas tomber dans le piège de cette journée de perturbations entre la manifestation agricole annoncée à Toulouse et l’alerte orange de Météo France.
Le tableau s’est un peu assombri hier soir à la sortie des bureaux, avec les premiers dérapages, des voitures en travers et ces ralentissements dont la rocade est coutumière. La Préfecture de la Haute-Garonne a maintenu aujourd’hui son arrêté d’interdiction de circulation aux poids lourds sur l’A.61. Les camions sont également retenus en amont de la Haute-Garonne, sur les aires de stationnement de l’A.62 et sur l’autoroute A.20, pour éviter les mouvements de circulation à risque. Le conseil général a prorogé la suspension du transport scolaire. Quelques milliers d’élèves feront donc encore l’école buissonnière. Et si la neige a cessé, les demandes de dernière minute de RTT risquent à nouveau de tomber aujourd’hui.
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Lundi noir pour les transports à Toulouse
8 mars 2010
Les agriculteurs du Sud-Ouest descendent à Toulouse pour protester contre la réforme de la loi sur l’eau. Leur venue, ajoutée à la neige, devrait grandement compliquer la circulation routière sur la ville rose.
ls reviennent ! « Ils », ce sont les agriculteurs, qui sont attendus en nombre ce lundi matin sur les routes toulousaines. Les quelque 2000 tracteurs prévus par les organisateurs ne devraient pas être trop perturbés par la neige. En revanche, ceux-ci devraient causer une joli pagaille sur la rocade.
La FRSEA et les Jeunes Agriculteurs qui appellent à cette manifestation ont programmé deux rassemblements à 9h30 ce lundi. Le premier se fait au MIN, le marché d’intérêt national situé route de Paris ; le second se tiendra à Pinsaguel, à la coopérative Sica Rouquet. Les deux convois doivent ensuite converger vers le centre-ville.
Destination : la préfecture de région vers 13h30, heure à laquelle une délégation doit rencontrer les pouvoirs publics. Les manifestations ont notamment prévu quelques coups d’éclats sur la place Saint-Étienne. La préfecture a mobilisé 200 policiers, à la fois pour encadrer le cortège et pour fluidifier le trafic toulousain et a prévenu les automobilistes dès vendredi via les panneaux lumineux du périphérique. Le retour à la normale est estimé pour le milieu d’après midi.
Les agriculteurs du Sud-Ouest (une deuxième manifestation est attendue dans les Landes) protestent contre le projet de réforme de la loi sur l’eau. Un dispositif qui menacerait entre 5000 et 8000 emplois sur le bassin Adour-Garonne, par la diminution des prélèvements dans la région. Des restrictions inacceptables pour les agriculteurs qui entendent bien se faire entendre ce lundi. C’est leur deuxième expédition toulousaine, depuis le 15 octobre.
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Les agriculteurs promettent de faire du foin lundi matin
5 mars 2010
Manif. Lundi matin ils déboulent en tracteur de 13 départements. Contre la loi sur l’eau, ils annoncent « des actions démonstratives ».
« Des actions démonstratives à la hauteur de nos attentes rythmeront la manifestation ». Derrière ce laconique communiqué de presse de la FRSEA Midi-Pyrénées, il faut s’attendre à du spectacle. Les agriculteurs de treize départements fondent lundi matin sur Toulouse. En tracteur, ce qui promet un sacré foin sur la rocade puisque deux rassemblements sont prévus à 9 h 30, au nord et au sud de Toulouse (lire encadré).
En fin de matinée, ils convergeront vers la place Saint-Étienne qu’ils envisagent de rallier à 11 h 30. Selon nos informations, ils devraient alors installer un gros tuyau d’irrigation pour arroser abondamment la préfecture.
LA LOI SUR L’EAU FAIT DÉBORDER LE VASE
La Haute-Garonne compte près de 1 200 irrigants concernés par une réforme de la loi sur l’eau qu’ils ont du mal à avaler. La nouvelle procédure d’autorisation de prélèvements d’eau évoquée par les services de l’État conduirait en effet à une perte de 30 % des prélèvements en moyenne en Midi-Pyrénées, et jusqu’à 70 % dans certains cas.
Pour la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) de Midi-Pyrénées, le calcul est simple : « Selon les estimations réalisées, sur les 240 000 emplois que fournit l’agriculture sur les 18 départements du bassin Adour-Garonne, de telles restrictions d’irrigation menaceraient directement de 5600 à 8400 emplois ».
Les agriculteurs dénoncent une méthode de réduction des volumes prélevables pour l’irrigation qui ne tient pas compte de la situation réelle observée des débits de cours d’eau au fil des saisons. « La seule proposition qui nous est faite actuellement se résume à regarder passer l’eau, sans pouvoir la prélever quand le milieu le permettra, et sans pouvoir la stocker non plus », déplore la FRSEA qui prône un retour à une utilisation de l’eau des rivières selon leur débit, et la création de capacités de stockage par la récupération d’eau de pluie qui leur est interdite.
Deux cortèges de tracteurs
Deux rassemblements sont prévus à 9 h 30, lundi matin. Au nord de Toulouse : au Marché d’intérêt national ; au sud de Toulouse : à la coopérative Sica Rouquet, à Pinsaguel.
À 11 h 30, départ du cortège pédestre et motorisé depuis le pont du Stadium. A 13 h 30 : arrivée à la préfecture. Fin de l’action prévue à 15 heures.
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